On n’est encore qu’à la première semaine du mois d’avril, c’est-à-dire encore très loin du rush des vacanciers amoureux de la mer et des plages, et la route de Boulimat est déjà encombrée tous les jours de la semaine.
Si vous partez d’Ihaddaden, il vous faudra une bonne demi-heure pour atteindre Tala Ouriane, sur la RN 24, qui n’est pourtant qu’à quelques centaines de mètres de la trémie d’Aamriou. En venant d’Ihaddaden, s’emporte, d’emblée, Abdelkader, commerçant de son état, qui a l’habitude d’emprunter cet itinéraire pour rejoindre son magasin situé à proximité de la RN 24, on se coince, durant un bon moment, au croisement entre la route qui sort de la cité Seghir et le boulevard Krim Belkacem. Il n’y a, sur les lieux, aucun policier pour faire passer les voitures qui se suivent pare-choc contre pare-choc. Après le croisement de la cité Seghir, continue Abdelkader, il faut encore s’armer de beaucoup de patience pour traverser le carrefour d’Aamriou où l’on a dépensé des milliards pour réaliser une trémie qui n’a, au bout du compte, pas apporté grand-chose à l’amélioration de la circulation. Là il faut avancer très lentement jusqu’à la sortie du rond-point et si on ne ferme pas les carreaux, poursuit notre interlocuteur, les cheveux seront blanchis par la poussière. Les autorités concernées, conscientes de ce problème qu’endurent les citoyens, promettent, à chaque fois qu’elles sont sollicités pour intervenir afin d’y remédier, de faire le nécessaire pour désengorger, un tant soit peu, le carrefour d’Aamriou, avant l’arrivée des vacanciers, mais en vain. Des travaux de revêtement de route doivent être faits sur les quelques 700 à 600 mètres qui séparent la cité de Tala-Merkha de la RN 24, à la hauteur d’Oussama, sur la route qui monte depuis l’hôpital Khellil Amrane qui rejoint la RN 24 à la hauteur d’El-Fedja, et sur celle qui monte de l’université jusqu’à Amtik n’Tafath, dit aussi Avridh Lakhzani, pour permettre aux automobilistes de rejoindre la mer par différents chemins. Et le carrefour d’Aamriou sera grandement allégé conclura notre interlocuteur.
B. mouhoub

