Le comité national des travailleurs du pré emploi et du filet social, affilié au Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP), compte tenir un rassemblement, dimanche prochain, à Alger. Cette énième action de protestation est motivée, selon les protestataires, par «la sourde oreille que continuent d’afficher les autorités concernées quant aux revendications de pas moins de 900.000 travailleurs du pré emploi». Ces derniers dénoncent la précarité de leur situation socioprofessionnelle. «Le comité national des travailleurs du pré emploi et du filet social est déterminé à continuer dans la protestation, dans le cadre du respect des droits constitutionnels, jusqu’à ce que les revendications soulevées soient satisfaites», a affirmé hier, Idriss Mekideche, le chargé de communication de ladite organisation syndicale. Cette dernière invite le ministère du Travail, de l’Emploi, et de la Sécurité sociale à prendre une décision urgente pour l’intégration des contractuels dans des postes permanents. Selon le même responsable, ses collègues ne trouvent que la protestation pour, «faire aboutir nos droits à un travail digne, et à la liberté d’exercice syndical, comme le stipule l’article 55 de la constitution», a indiqué M. Mekideche. Il précisera que dans le cadre de ce dispositif d’emploi, des milliers de diplômés universitaires se trouvent dans une situation «lamentable», avec des salaires qui ne dépassent pas les 12.000 DA. La situation est plus grave chez les contractuels du filet social, dont les salaires varient entre 3 000 et 6 000 DA seulement. Les protestataires réclament «le gel des concours de recrutement» jusqu’à l’intégration de cette catégorie, et «la comptabilisation des années d’exercice à l’expérience professionnelle et à la retraite». La même organisation syndicale met en avant, également, la mise en application de la loi stipulant le rabais de l’âge du départ en retraite.
Samira Saidj
