Cette formule, lancée depuis 2005, a, faut-il le reconnaître, permis à il faut des centaines de citoyens de construire leurs maisons.
La commune de Tirmitine, relevant de la daïra de Draâ Ben Khedda, à 10 kilomètres au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, accuse un énorme déficit en matière de logements. Les réalisations dans ce domaine sont insuffisantes. Et le foncier de l’Etat en est une entrave à la construction de logements dans les multiples formules existantes. Du coup, les habitants n’ont d’autre solution que d’opter pour l’aide à l’habitat rural. Cette formule, lancée depuis 2005, a, faut-il le reconnaître, permis à des centaines de citoyens de construire des maisons. Le P/APC de Tirmitine, que nous avons apostrophé à ce sujet, dira : « Il est tout à fait claire que la crise du logement est criante dans notre commune. L’absence du foncier étatique ne nous facilite pas la tâche pour mettre un terme à cette crise. L’aide à l’habitat rural a constitué pour des centaines de familles, une solution. Nous venons de bénéficier, au titre de l’exercice 2013, de 50 aides déjà distribuées. Nous comptons, à présent, 119 dossiers ficelés qui attendent le prochain quotta. Nous avons également 300 dossiers en instance. Notre commune a bénéficié depuis 2005, de près de 1500 aides. Cette formule a été salvatrice pour bon nombre de citoyens, mais les responsables concernés doivent penser à augmenter le montant de cette aide ». Rappelons que le foncier accidenté de la commune n’aide en rien la construction des logements. Une bonne partie de la subvention est consommée par les travaux de terrassement. De nombreux bénéficiaires n’ont pas encore finalisé leurs maisons. Elles sont toujours au stade de carcasse. La cherté des matériaux de construction et celle de la main d’œuvre font que le montant de la subvention est vite dépensé. Les responsables concernés sont appelés à revoir l’aide à la hausse.
Hocine T.

