Les acquéreurs des 204 logements LSP de Chiva, dans la commune de Mekla, à une trentaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, ont tenu, hier, un sit-in de protestation devant le siège de la daïra. Une action qui vise à dénoncer la lenteur des autorités compétentes dans la gestion de ce dossier qui accuse plusieurs années de retard, et exiger, par la même occasion, l’intervention du wali pour régler définitivement ce problème. Le différend oppose les souscripteurs au promoteur Sarl Primota. La non réception des logements a provoqué le courroux des premiers qui dénoncent, depuis un certain temps déjà la lenteur dans la réalisation du projet dont le lancement a pourtant été effectué en 2006. Le délai de sa réalisation, qui était de 22 mois, est largement dépassé. Hier, il s’agissait d’une énième action de protestation des acquéreurs qui ont déjà entrepris, par le passé des actions similaires devant les sièges de la daïra et de la wilaya. « Cette fois-ci, nous exigeons de voir le wali en personne pour que nous lui exposions notre problème auquel il doit trouver une solution dans les meilleurs délais», c’est ce qu’a tenu a nous expliquer un représentant du collectif des souscripteurs. Et d’ajouter : « Toutes les portes nous ont été fermées au nez. La direction du logement et de l’équipement public (Dlep) semble se placer du côté du promoteur. Etant donné qu’elle réclame de nous le réajustement des prix des appartements ». En effet, selon un document de la Dlep, transmis aux acquéreurs, dont nous détenons une copie, un F3 de 68,50 m3, initialement cédé à 1. 370. 000 da, sera réévalué à 2. 100. 000 da. Idem pour un F4 de 77,50 m3 dont le prix est passé de 1. 550. 000 da à 2. 370. 000. Ceci, d’après le même document, avec « la possibilité de revoir l’aide de la CNL à la hausse jusqu’à 700. 000 da au lieu de 500. 000 da ». Chose à laquelle les acquéreurs refusent de se soumettre. « Ce n’est pas à nous de payer les frais », ajoute notre interlocuteur qui souligne à nouveau : « Le but de cette énième action est d’interpeller le wali pour nous trouver une solution à ce problème qui a trop duré. On tente de gagner du temps avec des promesses même pour une audience avec le wali, mais cette fois-ci, nous n’allons pas entrer dans le jeu. Nous exigeons une solution ». « Un projet de 18 blocs qui connais un taux d’avancement de 40 % et le paiement d’une première tranche CNL », selon un compte rendu de la Dlep datant du 20 février dernier. Deux mises en demeures ont été déjà adressées au promoteur en juin 2011 et avril 2012, note le document, « à l’effet de redynamiser et reprendre la réalisation des travaux ». Chose qui n’a cependant pas été faite.
T. Ch.
