De l’utilité des abribus

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Nul n’ignore l’utilité des abribus, en été, quand il fait chaud et qu’on est obligé d’attendre, des heures durant, le bus. Si on ne se protège pas du soleil, on risque l’insolation ! Les mêmes abribus sont indispensables en hiver, non pas pour se protéger du soleil, cette fois-ci, mais des intempéries ! Or, très peu d’arrêts de bus disposent d’abribus, ce qui fait que les usagers de ce moyen de transport sont contraints d’attendre ‘’à ciel ouvert’’. Les gens, qui savent à quoi s’attendre emportent avec eux des parapluies mais quand le vent est trop fort, les parapluies ne sont d’aucune utilité : une rafale les brise, et pour ne pas les casser, les gens les ferment au risque de se mouiller ! Certains arrêts sont bien pourvus d’abribus, mais il s’agit le plus souvent de vieilles constructions, qui menacent ruine ; certains menaçant même de s’écrouler. D’autres, sur les routes de campagnes, servent de dépotoirs d’ordures pour des citoyens peu scrupuleux, quand ils ne servent pas d’abris à des vagabonds. Le résultat est que les gens, qui attendent les bus, ne disposent d’aucun moyen de protection ! C’est une pitié de voir ces dizaines de personnes, notamment les enfants, attendre sous la pluie ou la neige, grelottant de froid, s’exposant aux rhumes et autres bronchites ! Et pourtant, la construction d’abribus ne doit pas engager, pour les communes des sommes colossales : en tout cas moins que certains travaux de ‘’prestige’’, -lampadaires de luxes ou enseignes lumineuses- dont on ne voit pas toujours l’utilité.

S. Aït Larba

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