Les forces locales de sécurité ont orienté avant-hier, leur logistique en direction des monts s’étendant de Thénia à Zâatra, dans la périphérie de Boumerdès.
Fortement suspectée d’abriter des éléments irréductibles de l’ex-GSPC, à leur tête l’ancien sanguinaire Gouri Abdelmalek, la zone montagneuse d’Ouled Ali a été tôt dans la matinée de jeudi dernier, quadrillée par des brigades spéciales de l’ANP. Vers 9 h, l’ordre fut donné de torpiller à l’arme lourde de nombreux coins suspects de ce vaste maquis. Les rafales de fusils mitrailleurs relayèrent alors, à cet endroit, et ce, à intervalles réguliers, jusqu’à 16 h, les tirs assourdissants des mortiers. Des dizaines d’obus incendiaires de gros calibre sont, dans cette circonstance, tombés en aval sur les massifs du lieu-dit El Bour, proche du douar d’Ouled Lounès. Selon nos sources, l’opération fut enclenchée dans cette contrée en vue d’empêcher un éventuel conclave des résidus de la horde islamiste locale, sous le commandement du chef terroriste sus mentionné ayant remplacé depuis plus de cinq ans, le dénommé Youcef Khelifi, Alias Abou Talha, abattu, lui, en fin de 2008 par l’ANP au maquis avoisinant de Souk El Had. Composé actuellement d’ex-émirs de serriates sanguinaires locales, à l’instar de ceux de l’ex-Courbet comme Ben Djemaa et Moha Zemmouri, connu sous le sobriquet d’EL kird (le singe), ceux des Issers, à l’instar de Torfi et d’autres recrues ces dernières années, ce groupe islamiste armé risque encore de resurgir, à la moindre occasion, pour racketter les paysans et planifier ses coups brutaux. L’opération militaire, qui se poursuivait hier, avec comme bilan provisoire la démolition d’au moins deux casemates de l’ex-GSPC dont on ignore le contenu, a eu son prolongement un peu plus loin vers le sud-est dans les monts d’Ouled – Boudhar surplombant Si Mustapha. L’objectif est toujours clair: anéantir les derniers groupuscules sanguinaires irréductibles, fortement amoindris et affaiblis, suite aux multiples offensives de l’ANP dans les maquis et du démantèlement non-stop des réseaux de soutien au terrorisme dans certaines communes de l’est de la wilaya, particulièrement depuis 2009.
Salim Haddou

