Pas d’augmentation du prix de l’eau

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Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, est revenu, hier, à l’occasion de son passage au Forum El Moudjahid, sur les questions inhérentes à son secteur à l’orée de la saison estivale.

Abordant d’emblée la question de la disponibilité de cette denrée rare, Hocine Necib s’est montré rassurant en indiquant que « le taux de remplissage des barrages qui avoisine les 82% permet de se rassurer quand à la disponibilité de l’eau ». Pour M. Necib, l’enjeu est d’arriver au développement d’une agriculture moderne, adossée à une gestion efficace et durable des ressources en eau. Car, ce qui importe pour le responsable du secteur de l’eau, c’est « d’arriver à équiper les exploitations en systèmes d’irrigation plus efficients, notamment le goutte-à-goutte, notamment pour les régions où la rareté de l’eau est ressentie » a-t-il expliqué. Pour cela, le ministre des Ressources en eau a appelé à développer et à intensifier les investissements en matière de capacités épuratoires et d’optimiser la collecte des eaux usées, de sorte à préserver l’environnement et les nappes d’eau de la pollution, avant d’assurer que son département oeuvre actuellement à « encourager le passage du système d’irrigation traditionnel gravitaire au système d’irrigation localisée, à savoir le goutte-à-goutte, dans les périmètres agricoles ». A la question de savoir si le prix de l’eau connaîtra une augmentation, le ministre a indiqué que même si le prix aujourd’hui est symbolique, les pouvoirs publics n’envisagent pas pour le moment de le revoir à la hausse. « Son augmentation n’est pas à l’ordre du jour », a indiqué Hocine Necib, pour battre en brèche la rumeur selon laquelle le prix de l’eau connaîtra une augmentation.

1,2 millions de terres irriguées en attendant le double

Sur un autre registre, le ministre a abordé la question des terres irriguées en annonçant que 1,2 millions d’hectares de terres sont, actuellement, irriguées en ayant comme projet de porter ce chiffre au double. « Un million d’hectares supplémentaires de terres agricoles, à travers le pays, seront irrigués avant la fin de l’année en cours », a-t-il annoncé hier. Ainsi, cette importante superficie à irriguer s’ajoutera aux 1,2 millions d’hectares bénéficiant déjà de ce système d’irrigation. M. Necib a fait savoir que cet objectif s’inscrit dans le cadre de l’autosuffisance et la sécurité alimentaire, en ajoutant que les wilayas concernées par sa concrétisation sont celles qui font preuve d’ambition à « relever ces défis » et à développer le secteur de l’agriculture.

«Une cartographie des zones à risque d’inondations est plus que nécessaire »

Le ministre s’est également attardé sur les risques d’inondations en expliquant que le suivi et l’actualisation régulière des connaissances du risque d’inondations sont des nécessités. Il s’agit, selon lui, d’établir des documents précis, de déterminer et de cartographier les zones à risque, d’évaluer les impacts des crues et des inondations. Le responsable mettra aussi en évidence le taux important d’accroissement de la population et le rythme du développement socioéconomique du pays qui « ne permet plus une occupation anarchique du territoire déjà marqué par une certaine vulnérabilité et sujet à une pression qui peut générer un déséquilibre régional.

151 stations d’épuration en exploitation

À propos de stations d’épuration, le ministre des Ressources en eau a fait savoir que 151 stations sont en exploitation. « Nous allons vers 180 stations qui auront à traiter près de 1,2 milliards de mètres cubes d’eau », dira-t-il. Et d’ajouter : « Les stations d’épuration sont fonctionnelles à 100%. Que ce soit celles qui sont situées sur notre littoral ou celles bâties à l’intérieur du pays. Elles font l’objet de suivis rigoureux, d’interventions préventives et curatives. Nous sommes dans l’ère des normes ISO, d’exploitation maximale des eaux traitées et récupérées, de l’usage des énergies renouvelables et du management des ressources hydriques que génèrent ces stations implantées à travers plus de 700 communes d’Algérie ».

Ferhat Zafane

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