Après avoir subi les aléas du temps, mais aussi les multiples creusements et travaux dont il a fait l’objet, le CC n°4 reliant le chef-lieu communal de Mekla aux villages perchés sur les montagnes tout autour, dans la région d’Aït Frawsen, est devenu carrément impraticable.
Une situation qui pénalise les usagers de cette route et qui désespèrent de la voir réhabilitée. Nid-de-poule, lézardes et crevasses parsèment par endroits cette route qui devient une piste au fil du temps. La parcourir au quotidien est devenu pour les usagers un véritable calvaire. Pour circuler, les automobilistes n’ont d’autres choix que de se faufiler à travers les nombreuses crevasses, zigzaguant du mieux qu’ils peuvent pour se sortir des ornières. Les plus à plaindre sont les transporteurs de voyageurs vers les villages du Arch d’Aït Frawsen. « C’est vraiment un calvaire que nous vivons au quotidien. La route est carrément impraticable, mais nous sommes dans l’obligation de risquer nos véhicules ! », fulmine un propriétaire de fourgon de la région, qui assure la navette entre le chef-lieu de commune, Mekla, et les villages d’Aït Frawsen. Pour lui et ses collègues « l’état lamentable de la route se répercute sur l’état du véhicule qui s’en retrouve détérioré ». Le jeune plaignant, qui ne doit pas dépasser les 25 ans, précise que la même route, d’une dizaine de kilomètres, « a bénéficié d’un revêtement, il y a près de dix ans. Mais celui-ci n’a pas tenu. En plus des travaux de réalisation de fossés et, plus récemment, des canalisations du réseau de gaz de ville, le chemin a été complétement rogné ! ». Notre interlocuteur ajoute que « la mise en place de la fibre optique, sur un tronçon de cette route, au niveau du village Mesloub, a achevé de la dégrader. ». Le grand trafic qui caractérise cette voie, directement reliée au chemin de wilaya n°150, qui mène vers Aït Yahia, n’est pas pour arranger les choses. La circulation y est de plus en plus difficile. A certains endroits, les automobilistes venant des deux sens sont appelés à une extrême prudence pour pouvoir passer. Un autre citoyen d’Aït Frawsen, un peu plus âgé souligne que « normalement on doit refaire cette route, du moment que le raccordement au gaz est réalisé et qu’ont pris fin les différents travaux d’aménagement. A ce jour, rien ne semble venir ». Il souligne qu’ « une intervention urgente des autorités locales se fait sentir. On ne peut pas rouler dans ces conditions, c’est envoyer son véhicule à la casse ! ».
T. Ch.

