C’est le ministre du Commerce, qui l’a annoncé, il y a quelques jours : les consommateurs algériens se font gruger de toutes parts : on paye pour avoir un véhicule dans les jours à venir et il faut attendre plusieurs semaines ou plusieurs mois ; des produits impropres à la consommation sont commercialisés (il y a eu 5400 cas d’intoxication cette année), les produits contrefaits inondent le marché… Certes, le ministre, qui a fait ce constat alarmant, a rassuré les consommateurs que nous sommes, en promettant le renforcement des mesures de contrôle et surtout un durcissement de la législation, à l’encontre des commerçants qui contreviennent aux règles et aux lois, mais chacun sait qu’il sera difficile d’endiguer le phénomène de fraude qui gangrène la société. En fait, il faut, en plus des mesures envisagées par les autorités, sensibiliser les consommateurs et les pousser à se montrer plus exigeants sur la qualité des produits qu’ils achètent. Ils pourraient avoir directement accès –par des téléphones verts, par exemple- aux agences de contrôle. Mais ce qu’il faut surtout c’est une grande association de consommateurs, qui publierait, à l’exemple de ce qui se passe dans les pays développés, des revues qui informeraient le consommateur sur les dangers de certains produits. Des revues, qui n’hésiteraient pas à mettre à l’index les producteurs indélicats et les fraudeurs, quitte même à les poursuivre en justice ! Ce moyen de contrôle a montré, partout où il existe, son efficacité !
S. Aït Larba
