l L’édile municipal dans la commune de Seddouk échoue après deux tentatives dans la formation de son exécutif. A la main tendue à ses pairs, il a eu droit à une réponse nourrie par des prises de bec parfois irascibles. Le mercredi 14 novembre à 16 h, lors d’une réunion tenue à la salle des fêtes de la municipalité, il devait procéder à la présentation de l’exécutif constitué de deux Indépendants ayant rallié sa cause après une vingtaine de jours de tractations, durant lesquelles ils ont fait monter les enchères en exigeant l’octroi des deux postes d’adjoints. Condition acceptée au départ par le président qui s’est rétracté à la dernière minute — suite aux pressions de son parti, le FLN, si l’on en croit une source digne de foi, en leur signifiant que l’un d’eux sera nommé délégué communal. Mécontents de ce revirement de situation, ces deux élus ont quitté cet exécutif en phase de gestation, tout en demeurant dans la coalition municipale, avons-nous appris de l’un d’eux. Pour cela, la majorité frondeuse afin d’éviter d’être la cible de blocage, a suggéré au président de l’APC de se passer de l’installation de l’exécutif et d’aller vers l’urgence : l’installation des commissions pour entamer la gestion proprement dite de la commune et éviter par là même un retard qui n’a pas sa raison d’être et qui ne sert pas les intérêts des citoyens, mais le premier magistrat s’est cramponné au respect de l’ordre du jour, qui porte d’abord sur l’instalaltion de l’exécutif, du délégué communal, le cas échéant, et ensuite les commissions. Nous avons appris auprès d’un membre de l’Assemblée que le même scénario s’est produit lors de la seconde réunion tenue à huis clos le vendredi à 10 h. « Le président s’est obstiné à tendre la main une seconde fois aux élus de la majorité frondeuse pour faire partie de son exécutif, et eux lui ont réitéré leurs vœux d’aller vers l’installation des commissions en lui laissant le loisir de prendre le temps qu’il faut pour constituer son exécutif », dira-t-il.
L. Beddar
