La coordination nationale des travailleurs des services économiques de l’éducation nationale menace de boycotter les examens du baccalauréat et du BEM, si le département de la tutelle n’ouvre pas les portes du dialogue. À la veille des examens officiels, le secteur de l’éducation nationale risque de faire face à d’autres actions de protestation. En effet, les intendants menacent encore une fois de revenir à la charge pour pousser les autorités concernées à répondre favorablement à leurs revendications. Et ce, par la promulgation de nouveaux décrets, « afin de rendre la justice à la corporation des intendants de l’éducation nationale », lit-on dans le communiqué rendu public par ladite organisation syndicale. Dans une lettre adressée au Premier ministre, au ministre chargé de la réforme du service public, ainsi qu’au ministre de l’Education nationale, les intendants ont dénoncé « la marginalisation exercée à leur égard et les dysfonctionnements existant dans leur statut particulier, 08/315, et le régime indemnitaire 10/78 », a fait savoir le syndicat par le biais de ce même communiqué. Selon ce dernier, le statut particulier des intendants de l’éducation nationale ne prend pas en considération « les diplômes, ni les années d’expérience ». De plus, ce statut « nous a exclu des indemnités spécifiques relatives à la nature exacte de nos tâches administratives, éducatives, pédagogiques, financières et comptables », a encore ajouté la même source qui a mis l’accent, également, sur « les dysfonctionnements » existant dans le régime indemnitaire, « ce qui a causé une différence de 10.000 Da dans les salaires des travailleurs. Il y a une discrimination entre les intendants et les autres travailleurs du secteur », a noté le même communiqué. Selon les dires de ladite coordination, les intendants de l’éducation font l’objet d’une « injustice ». « En dépit de la gravité de sa tâche, cette corporation reste marginalisée », a indiqué le même document. De ce fait, ladite coordination plaide pour un nouveau statut particulier et la mise en place de plusieurs primes, notamment la prime pédagogique et celle de la caisse.
Samira Saïdj
