Le doyen de la faculté des lettres et des langues s’explique

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Dans un document qui se veut une mise au point, le doyen de la faculté des lettres et langues de l’université de Bouira, sans démentir les faits avérés faisant état du débrayage rapporté dans notre édition du 29 avril dernier, sous l’intitulé « L’université de Bouira paralysée »,  a tenu à apporter certains éclaircissements. Il explique : « …le 27 avril, les comités des étudiants se sont présentés chez le doyen pour demander une autorisation pour organiser un gala artistique dans la cour de la faculté. (…) Par mesure de sécurité et pour éviter de perturber le déroulement des examens et des cours, le doyen leur a proposé d’organiser un gala au niveau de l’amphithéâtre ou de l’auditorium ». Dans le même document, le doyen affirme « n’avoir nullement refusé la tenue de cette festivité », contrairement à ce qu’a avancé le comité autonome des étudiants des départements de français et de tamazight. D’une manière implicite, le doyen a reproché l’absence, à l’exception de la radio de Bouira, de la presse, dans les activités qu’a organisées son département le 21 avril dernier. À ce propos, il y a lieu de souligner que notre journal n’a été destinataire d’aucune invitation. Il est également utile de rappeler que La Dépêche de Kabylie a accompagné le département de la langue et culture amazighes depuis sa naissance en 2008 et bien avant, et ce, en interpellant le ministère de l’Enseignement supérieur de la nécessité de son ouverture. Plus loin dans le document, le doyen explique, dans un long passage, qui s’apparente beaucoup plus à un CV, « être l’instigateur et le fondateur du département de langue et la culture amazighes ». Une affirmation que nous ne comprenons pas, puisque tel n’était pas le sujet de notre papier. Cela étant, la République démocratique et populaire algérienne reste le « seul instigateur et fondateur » des départements de langue amazighe de Bouira, de Béjaïa et de Tizi-Ouzou, arrachés au prix de sacrifices consentis par des militants, bien avant 2008.

R.B.

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