Les enseignants contractuels et vacataires ne comptent en aucun cas faire marche arrière, et ce, jusqu'à l’aboutissement de leurs revendications. Ces protestataires comptent revenir à la charge.
Ils ont décidé d’observer, aujourd’hui, des rassemblements de protestation devant les directions de l’éducation, à travers tout le territoire national. Ces protestataires prévoient également un rassemblement national, demain, dans la ville de Boumerdès. Après l’échec de la marche de la dignité et du rassemblement non-stop tenu à Boudouaou pendant deux semaines, lequel a été dispersé par les forces de l’ordre, les enseignants contractuels veulent encore une fois passer à l’action afin de faire valoir leur revendication principale, qui est l’intégration des milliers d’enseignants contractuels que compte le secteur de l’éducation, et cela, sans concours et sans aucune condition. Selon la présidente de la fédération nationale du secteur de l’éducation, affilié au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), Mme Meriem Marouf, la majorité des enseignants contractuels évacués par les forces de l’ordre ont refusé de s’inscrire au concours de recrutement prévu pour le 30 du mois en cours. «Nonobstant les garanties et les assurances de la ministre de l’Education relatives à l’organisation du concours dans la transparence, les contractuels ont refusé de s’inscrire à cet examen», a-t-elle affirmé. Devant le constat de non dénouement de la situation des enseignants contractuels, le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), le conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPESTE) et le syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) ont brandi la menace d’entreprendre une action de protestation, en guise de solidarité avec les contractuels. Ces trois organisations syndicales ont dénoncé le fait qu’ «au lieu de régler le problème de l’intégration des enseignants contractuels et vacataires et éviter le pourrissement de la situation, les autorités ont répondu par la force afin d’étouffer leur mouvement de protestation pacifique et légitime». Ces syndicats interpellent les pouvoirs publics «sur la recrudescence de la répression et l’atteinte à la liberté d’expression». Toutefois, le Comité des Enseignants Contractuels et Vacataires, affilié au CLA, appelle tous ses militants et enseignants à rejoindre ce mouvement de protestation et leur demande de rester vigilants et mobilisés en vue d’arracher l’intégration dans le secteur de l’Education.
L. O. Challal

