Le comité de village d’Azouza, à environ 3 km à l’Est de Larbâa Nath Irathen, commémorera aujourd’hui, en collaboration avec l’APC de Larbâa Nath Irathen, l’organisation des Moudjahidine et la Direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, le 57ème anniversaire de l’assassinant d’Abane Ramdane.
En effet, pour cette occasion les organisateurs ont organisé une journée digne de ce nom afin de rendre un vibrant hommage à ce grand homme. Un riche programme est prévu, spécialement pour cet effet. Le début de cette journée se déroulera, essentiellement, à son village natal, à savoir, Azouza, par dépôt de gerbe de fleurs au carré des martyrs du village en question. Ensuite, les invités seront conviés à une visite guidée à la maison du martyr, transformée en un musée qui porte le nom du Chahid. Par la suite, les convives, seront invités à la ville natale de ce dernier pour la suite du programme. Les organisateurs ont prévu une marche fanfare, (de la Daïra vers la stèle qui porte le nom d’Abane Ramdane). Un dépôt de gerbe de fleurs au carré des martyrs de Larbâa Nath Irathen est prévu. Et enfin, une projection du film « D’Arggaz-Ammi » aura lieu au niveau de la bibliothèque communale. Egalement, une conférence toujours au niveau de la bibliothèque est attendue. Elle sera animée conjointement par le professeur Abane Belaïd et le docteur Mohmed Salah Zeghid. Pour rappel, Abane Ramdane est né le 10 Juin 1920, au village d’Azouza, relavant de la localité de Larbâa Nath Irathen. C’est un homme politique qui a joué un rôle important et fondamental dans l’histoire de la révolution algérienne. Il est considéré comme l’architecte de la guerre de libération, étant organisateur du congrès de la Soummam, (1956). Dès son jeune âge, Abane avait pris conscience de la dominance, de la colonisation. Il refuse toute dominance, quelque soit sa forme. Très jeune, il se trouve mobilisé pendant la seconde guerre mondiale, avec le grade de sous-officier, dans un régiment de tirailleurs stationné à Blida, en attendant le départ pour l’Italie. Démobilisé il rentre au parti du peuple algérien (PPA) où il milite activement, tout en travaillant comme secrétaire de la commune mixte de Châteaudun du Rhummel, Chelghoum Laïd. Fortement marqué par les massacres du 08 Mais 1945, il rompt définitivement avec l’administration coloniale, pour se consacrer à la cause nationale, au sein du PPA-MTLD. Il est désigné en 1948, comme chef de la wilaya, d’abord dans la région de Sétif, puis dans l’Oranie. Durant cette période, il est également membre de l’organisation spéciale (OS), chargé de préparer la révolution de 1954. Il est alors recherché par la police française. En 1950, il est arrêté dans l’Ouest du pays. Il est jugé en 1951, après avoir subi durant des semaines tortures et interrogatoires. Il est condamné à 5 de prison, 10 ans d’interdiction de séjour et 10 ans de privation des droits civiques et 500 000 francs d’amandes. Et le 27 décembre 1957, il est assassiné au Maroc.
Enfin, les organisateurs et les citoyens attendent, avec impatience les invités et cette journée pour rendre hommage à leur héro.
Youcef Ziad

