Le mouvement sportif est destiné à regrouper les jeunes, en les associant dans les différentes sections qu’il comporte. Un objectif dur à atteindre quand les conditions ne sont guère réunies. Le club de football amateur, à l’instar des autres clubs, rencontre des difficultés multiples. A chaque début de saison, cette équipe, qui évolue en D1 de la ligue de wilaya de Bouira, trouve un nouveau staff dirigeant. Ce qui crée un dérèglement dans son programme. L’instabilité des dirigeants, des encadreurs et des joueurs, laquelle s’ajoute au manque de moyens et d’infrastructures fait la déroute des sportifs à Aomar. Les lacunes héritées et accumulées depuis plus d’une décennie, n’augurent pas la concrétisation des commodités requises et espérées. En effet, l’équipe de football de Aomar est gérée par un nouveau comité et reçoit ses adversaires à l’extérieur de la localité. Elle est constamment en déplacement. Elle a même perdu son public qui faisait sa fierté dans un passé récent. Le terrain existant n’est pas homologué par les instances de la wilaya car, il ne répond pas aux critères exigés par la réglementation en vigueur. Des travaux de réfection et d’aménagement qui y sont effectués ne sont, en fait, que du rafistolage. La surface de jeu rénovée n’a cependant pas fait l’objet de compactage. La clôture délimitant le stade est démolie par endroits, en une courte durée, suite aux chutes de neige de la saison hivernale passée et au glissement de terrain causé par la crue de la rivière longeant l’infrastructure. Un cours d’eau inonde carrément la surface de jeu. Les vestiaires ne comportent aucune commodité. Sur le plan financier, le budget alloué au CSA reste insuffisant. Les dépenses dépassent, à chaque saison, le budget. Ceci n’est aucunement dû à une mauvaise gestion mais plutôt aux frais inévitables de transport et de restauration. La situation actuelle risque de se répercuter négativement sur la volonté des jeunes qui méritent, pourtant, une attention particulière pour leur permettre d’évoluer sainement et d’aller loin dans leur parcours sportif.
A. Bouzaïdi
