Travail des enfants

L’Organisation Internationale du Travail (OIT) a institué le 12 juin Journée mondiale contre le travail des enfants. Le travail, qui est pour l’adulte accompli, un moyen de subsistance mais aussi d’épanouissement, est, pour l’enfant une source d’exploitation, qui porte atteinte à leur santé et à leur dignité. L’Algérie a célébré cette journée et les autorités, par la voix du ministère du travail et de la Sécurité Sociale, a présenté, à cette occasion, les grandes lignes d’un dispositif de prévention et exposé le bilan de l’inspection du travail. Il en est ressorti que sur les treize mille infractions recensées seules cinq concernaient le travail des enfants. On est loin du bilan de pays comme l’Inde, le Pakistan ou le Nigeria, ou de jeunes enfants sont employés dans les mines, les champs et même les fabriques. Mais il n’y a pas que entreprises que l’on peut contrôler. En fait, le travail des enfants en Algérie ce n’est pas seulement dans les usines où peuvent se rendre les inspecteurs du travail. Le travail des enfants a surtout pour terrain la rue ou la route : c’est le vendeur de cigarettes ou de cacahuètes, de galettes ou d’herbes, il est, été comme hiver, exposé au soleil et aux intempéries, le plus souvent en contact avec les délinquants et les marginaux… Ces enfants ont été exclus du système scolaire ou alors ils l’ont quitté, parce que contraints de gagner leur vie ou celle de leur famille. Ces enfants, quand ils sont recrutés par des tierces personnes, sont corvéables et taillables à merci : sans assurances, parce que non déclarés, travaillant dans des conditions difficiles, ils sont exposés à tous les dangers et à toutes les dérives…

S. Aït Larba