Les entreprises en charge des réalisations au pôle universitaire de Tamda ainsi que les bureaux d’études et les directions de wilaya concernées par ces ouvrages, ont été exhortés, avant-hier, par le wali de Tizi-Ouzou, Abdelkader Bouazghi, à livrer les projets à la prochaine rentrée universitaire. Le wali, qui appréhende une forte diminution de la cadence des travaux durant le mois de carême, qui s’annonce dés la fin du mois prochain, a voulu anticiper en exerçant un tour de vis, notamment sur les entreprises de réalisation. Celles-ci ont été en effet, incitées par le wali à « renforcer, dés à présent, les chantiers, en moyens humains et matériels », a-t-on appris, hier, auprès du chargé de communication du cabinet du premier responsable de la wilaya. « A peine la saison des chaleurs a commencé que des rapports sur le ralentissement de la cadence des travaux, dans plusieurs chantiers engagés à travers la wilaya de Tizi-Ouzou, ont atterri sur le bureau du wali. Celui-ci redoute que ce rythme n’entraîne des arrêts pour certains projets, à l’approche du mois de Ramadhan et durant ce mois sacré connu pour être le mois des mauvaises performances et des faibles rendements », nous a confié de son côté un cadre de la direction des équipements. Hier, la nouvelle directrice de l’équipement public a tenu une réunion marathon avec son prédécesseur qui, lui, s’est vu confier la direction du logement, au lendemain de la séparation de ces deux entités administratives. La réunion qui a pris toute la journée d’hier, était portée, entre autres, sur les suites à donner aux instructions émises, la veille, par le wali. Celui-ci, qui a mis le point, avant-hier, sur la situation du secteur de l’équipement public et du logement, «a mis en relief le retard accusé par certaines entreprises dans la réalisation des projets qui leur sont confiés, malgré la levée de toutes les contraintes qu’elles ont rencontrées », souligne le chargé de communication du cabinet du wali, Slimane Azzab. La présentation, faite par la directrice des équipements publics, des projets inscrits au profit de l’enseignement supérieur, n’ont pas rassuré Abdelkader Bouazghi, qui redoute qu’ils ne soient pas livrés à la prochaine rentrée universitaire. Les projets en question concernent les cités universitaires localisées à Tamda, d’une capacité de 3000/5000 lits, pour la première, et de 2000/5000 lits pour la seconde. Deux autres résidences d’une très grande importance, localisées également dans le même pôle universitaire de Tamda, d’une capacité de 2000/9000 et de 3000/9000, risquent de connaître le même sort, alors qu’à Rehahlia (ancien campus d’Oued Aïssi), il est prévu la réalisation de 2500/10500 lits. La direction des équipements devra aussi suivre la réalisation de 4000 lits sur un lot de 10 500, également projetés à Tamda. Le chef de l’exécutif de la wilaya ne paraît pas, non plus, rassuré par le rythme des travaux, en études et en réalisation, des projets des nouvelles facultés à Tamda, d’une capacité de 7000 places pédagogiques, prévus initialement sur un total de 14 000 places, a-t-on encore fait savoir. En plus de ces projets qui risquent donc de connaître un ralentissement, d’autres projets inscrits au profit de l’enseignement supérieur sont en passe de connaître le même sort, à l’instar de celui des 220 logements de fonction au profit du secteur, a encore signalé M. Azzab, ajoutant que « le wali a demandé à la directrice des équipements publics des mesures coercitives à l’encontre des entreprises défaillantes, suivant la réglementation régissant les marchés de l’opérateur public ».
M. A. T.
