«Ce qui nous intéresse c’est la révision de la constitution»

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Les événements semblent s’accélérer au sein de la maison FLN. Depuis l’entame du quatrième mandat du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et la constitution du nouveau gouvernement, Amar Saâdani ne rate pas une occasion de se réunir avec ceux qui lui sont restés fidèles. C’est ainsi, qu’hier, au siège du parti, sur les hauteurs d’Alger, les Mouhafedhs des 48 wilayas du pays ont été conviés à une réunion, pour «  faire le bilan de la campagne électorale » et « débattre des questions organiques du parti à l’aune des rebondissements connus ces derniers jours». Mais pour le secrétaire général, l’urgence était de tenter d’expliquer la présence très timide du FLN au sein de la nouvelle mouture du Gouvernement, lui qui n’a eu de cesse d’affirmer que « le FLN en sa qualité de première force politique du pays sera le plus représenté dans ce nouvel exécutif ». Pour cela, la parade est toute trouvée : en effet, à une question qui lui a été posée sur l’absence de représentativité de son parti dans le gouvernement Sellal, Amar Saâdani a indiqué : « Nous au FLN, ce qui nous intéresse c’est la révision de la constitution, à laquelle nous nous attelons, et puis, il faut que vous sachiez que le FLN est partie prenante dans les propositions à formuler pour réviser la Constitution. », a-t-il dit, en ajoutant avec un air des plus sérieux que « vous allez voir, une fois révisée la constitution, le FLN sera présent en force au Gouvernement. », a-t-il affirmé texto. Pour le moment, a indiqué le très contesté secrétaire général du FLN, « le gouvernement ne nous intéresse pas ». Pour appuyer ce désintéressement de faire partie du gouvernement Sellal, le SG du FLN a étonné l’ensemble des présents en affirmant que «  de toutes manières, c’est un gouvernement administratif » qui, selon lui, est chargé de la mission de gérer les affaires courantes, en attendant la révision de la constitution qui ouvrira grandes ouvertes les portes aux ministres du FLN. »  Par ailleurs, la question des redresseurs  n’a pas manqué d’être évoquée par le secrétaire général du FLN, qui a considéré que « la commission de discipline ayant été saisie, il faudra lui laisser le temps de faire son travail », sans toutefois nommer ceux qu’il compte faire traduire. Si les présents ont compris que Belayat, principal instigateur, est le plus visé il n’empêche que Saâdani a parlé de « ceux qui tentent par tous les moyens d’entraver le bon fonctionnement du parti et ceux qui s’acharnent à créer la division dans les rangs du parti. » Il faut dire que le clan des redresseurs continue d’user de  tous les moyens pour reprendre les rênes du FLN. Les clivages réapparaissent et les esprits s’exacerbent à mesure que les rendez vous électoraux approchent. Pour cela, le patron du FLN s’est dit confiant, en assurant que d’ici peu, les rangs seront assainis et que le parti sera entre de bonnes mains. », a indiqué Amar Saâdani.  A propos des élections législatives anticipées, le patron du FLN ne semble pas leur accorder d’importance. Pour lui, « si le président de la République décide de dissoudre l’Assemblée, cela relève de ses prérogatives. », a-t-il fait savoir, tout en ajoutant : « en tout cas j’ai confiance en le peuple algérien qui sait faire le tri dans les moments cruciaux de la vie politique du pays. »

Ferhat Zafane

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