Les usagers qui empruntent cette route qui monte de Boghni jusqu’à Tala Guilef en passant par Béni Mendès n’avaient pas cessé par le passé de se plaindre de l’état de la chaussée qui était dans un état de délabrement avancé. « Comme vous avez pu le constater, la route qui relie Boghni à Béni Mendès, sur une distance de cinq kilomètres, était dans un état lamentable alors qu’elle devait être la vitrine de notre région touristique d’autant plus que de nombreux touristes, des familles notamment, y viennent de tous les coins du pays pour admirer et profiter de nos beaux panoramas et de l’air vivifiant de nos montagnes », nous confie ce transporteur de voyageurs assurant la desserte Boghni – Mehvel, situé juste au pied du majestueux massif montagneux du Djurdjura, à la lisière du parc national. Vu que les constructions le long de cette voie de communication, très fréquentée, poussent comme des champignons, Béni Mendès, qui était séparé de Boghni auparavant par l’oliveraie « Thiniri », est devenue tout simplement un prolongement de la ville. « Béni Mendès est devenu aujourd’hui une extension de la ville de Boghni. Les habitations sont toutes attachées », nous déclare ce jeune homme rencontré au café dit « Yahiatène » tout en ajoutant que les citoyens satisfaits par l’avancement des travaux du bitumage, souhaitent l’achèvement des travaux de l’installation de l’éclairage public déjà réalisé à moitié.
Essaid Mouas
