Aït Yahia Moussa Alors que les 47 autres sont en cours de réalisation – 34 locaux attendent toujours leur lancement

Depuis l’annonce faite par le Président de la république au sujet de cent locaux par commune, à Aït Yahia Moussa, aucune tranche de ce programme n’est encore réceptionnée. Certes, 47 locaux sont en cours de réalisation, mais il faut dire qu’ils ne seront pas mis à la disposition des jeunes tout de suite. Ils ont atteint un taux qui avoisinerait les 80%. Il reste beaucoup à faire dans ce projet. Mais, ce qui taraude les esprits, est l’autre tranche composée de 34 locaux. Ce projet a été confié à une entreprise. Juste au lancement des travaux de terrassement, l’entreprise a plié bagages laissant ainsi l’assiette foncière vierge. Nous avons appris que toutes les démarches étaient prises et le marché lui a été résilié mais depuis plus de deux ans, aucune autre entreprise n’a pris le relais. Pourtant, les jeunes de cette commune ont absolument besoin de ces locaux, quand on sait qu’au niveau de ce petit centre urbain il est impossible de trouver un local à louer.  » Les jeunes qui ont un peu de moyens investissent ailleurs notamment à Draâ Ben Khedda. Ici, il n’y a aucun local vide. Vous voyez que des baraques illicites pullulent. Certains chômeurs sont allés même à se partager ce petit terrain derrière cet immeuble », nous signale un jeune diplômé. A Aït Yahia Moussa, il y a un manque énorme en matière de prestations de services. « Nous manquons de tout. Un seul médecin, une seule pharmacie, un seul coiffeur, un seul cybercafé. Vous voyez, les jeunes diplômés de notre commune attendent avec impatience la livraison de ces locaux », estime un jeune ayant déjà déposé son dossier à l’Ansej. Notons aussi qu’à Aït Yahia Moussa, il n’ y a aucune entreprise économique pouvant résorber un tant soit peu quelques chômeurs, tous les jeunes espèrent des emplois dans le cadre des dispositifs mis en place par l’Etat.

L’accélération dans la concrétisation de ces locaux ne sera que bénéfique à ces dizaines de diplômés qui n’ont aucune autre opportunité pour se lancer dans le monde du travail.

Amar Ouramdan