M’Kira – Récurrentes chutes de tension

Comme partout ailleurs, les chutes de tension électrique se sont multipliées dans cette commune rurale. En effet, eu égard à la vétusté des équipements, notamment les transformateurs, les citoyens se plaignent non seulement des coupures qui endurent leur quotidien, mais aussi des dégâts occasionnés pour leurs appareils électroménagers. «Nous ne savons plus quoi faire. Carrément descendre nos compteurs électriques? Parce que lorsque le courant revient, c’est la ruine. Et puis, pour se faire dédommager, ce n’est pas vraiment facile», constate un habitant du village El-Hammam, qui affirme que depuis plus d’une semaine, leurs appareils sont presque tous à l’arrêt. «Pour le climatiseur, il est éteint depuis déjà quelques jours. Nous essayons seulement de gérer la situation en allumant par alternance les autres appareils», ajoute-t-il. C’est le constat même au chef-lieu, où les cafetiers, les bouchers et autres crémiers se plaignent de ces coupures interminables. «Nos congélateurs ne fonctionnent pas de manière régulière. Il vaut mieux fermer qu’ouvrir, parce que si les agents du commerce passent et relèvent que la température n’est pas idéale, le P. V et l’amende seront lourds», nous répond un restaurateur. Juste dans le même versant, et plus précisément à Tafoughalt, un village relevant d’Aït Yahia Moussa, il nous a été donné d’apprendre que parfois, les coupures durent quatre à cinq heures. «Par le passé, il y avait quelques coupures sporadiques, mais depuis la mi-juillet, elles sont plus fréquentes. S’agit-il de la surconsommation ou d’autre chose?», s’interroge cet octogénaire d’Ikharvène, qui nous dit que son climatiseur a été déjà endommagé suite à une chute de tension. En tout cas, il est difficile de gérer cette situation, parce qu’elle est spécifique à cet été, dont les pics de température n’ont pas été égalés depuis des années.

A. O.