La porte Dzaïr tombe en ruine

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La porte Dzaïr, une des trois portes composant la fameuse muraille de la ville de Sour El-Ghozlane (ex-Auzia), tombe en ruine.

En effet, ce vestige historique datant de l’ère romaine est actuellement laissé à l’abandon et livré à toute sorte de dégradations. Pourtant, des travaux de réfection ont été engagés il y a quelques mois en vue de la réhabilitation de cette porte. Seulement, le projet a été officiellement abandonné et le chantier stoppé net. Sur le site, des échafaudages installés pour les besoins de travaux de réhabilitation trônent toujours sur les lieux. La structure métallique ceinturant de part et d’autre cet édifice est gagné par la rouille et obture toujours l’accès des automobilistes à la partie nord de la ville. L’édifice, lui, a subi beaucoup de dégradations et sa toiture a carrément volé en éclats sous les multiples agressions climatiques. Dans cette partie de la ville, la muraille commence à montrer des signes d’usure. Les alentours de la porte Dzair sont gagnés par l’insalubrité et ont été transformés en lieux de débauche. Selon des témoignages des habitants du quartier, depuis la fermeture de la porte et de l’accès des automobilistes, l’endroit est devenu malfamé et attire beaucoup de délinquants. Les mêmes habitants disent assister, impuissants, à la dégradation de cet édifice millénaire, un des vestiges historiques de la ville et aussi des lieux. Contacté par nos soins pour en savoir un peu plus sur le sujet, le directeur de la Culture nous fera savoir que l’ancien projet de réhabilitation a été bel et bien abandonné, car le marché a été rejeté, mais une nouvelle opération sera lancée très prochainement, probablement au cours du mois de septembre. Selon ce responsable, il est question de la réhabilitation de deux portes de la muraille, pour un montant de 100 millions de centimes. Le directeur a aussi expliqué qu’une opération visant la réhabilitation des maisonnettes adossées à la muraille est programmée. Selon lui, une fois réhabilitées avec des matériaux spécifiques, ces maisons vont abriter des ateliers de l’artisanat et des métiers comme le tissage. Il faut signaler que ces maisons sont actuellement occupées par des familles, mais les services de la culture comptent récupérer ce patrimoine historique squatté.

D. M.

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