Plus de 10 ans après la démolition de l’abattoir communal, jugé vétuste, la commune d’Akbou souffre d’un manque avéré en la matière, et ce, malgré l’inscription, en 2009, d’un nouveau projet, ultra moderne, mais qui tarde, comme tous les projets d’ailleurs, à voir le jour.
Les élus de l’APC d’Akbou ont dégagé pour rappel, lors de la session ordinaire tenue au cours du mois de mai de l’année dernière, une enveloppe de 06 milliards de centimes pour entamer les travaux de réalisation d’un nouvel abattoir communal, projeté au niveau de la cité Bouizène, à la lisière du marché de gros, a-t-on indiqué. Après plus d’une année, ledit projet n’a pas bougé d’un iota ! Il reste, selon certains élus, lettre morte. Pourquoi ? Plusieurs sources que nous avons consultées expliquent cette situation par «le dysfonctionnement qui règne au sein de l’assemblée d’Akbou». M. Iskounène, ex-vice P/APC et qui venait juste de démissionner de son poste, déclare totalement «ignorer l’état d’avancement de cet important projet». Selon une source municipale, ledit projet sera entièrement financé par le budget de la commune. Il est à rappeler que la réalisation de ce projet a été approuvée par les services de la DUC (Direction de l’Urbanisme et de Construction) le 22 février 2010. Afin de justifier le retard enregistré pour la délivrance de ce permis, un responsable communal, que nous avons contacté évoque, de son côté «les consignes émises par la DUC». Etant donné que la construction de ce genre d’infrastructure est soumise à des instructions et des conditions de réalisation qui sont, d’ailleurs, soumises à des contraintes et multiples recommandations. «Respecter les règles générales d’aménagement et d’urbanisme, les limites juridiques et les servitudes, notamment, la protection de l’Oued Illoula, puisque ledit projet se situe à quelques encablures de cet Oued. Telles sont les instructions de la DUC que nous devons absolument prendre en considération», explique-t-il. Cet édifice sera bâti sur une surface globale de 1 642 m². Il comprendra trois aires pour les bovins et les ovins, une aire de repos, une pour la saignée et enfin une pour l’habillage. Il sera doté de 05 bureaux de 135 m²,; un hall de 24 m² et deux aires de débarquement et de chargement d’expédition d’une surface totale de 280 m². D’autres commodités nécessaires et des plus sophistiquées sont envisagées dans l’œuvre dont l’étude technique a été confiée, signalons-le, au BET de Ferkane Zahir. La réalisation de ce projet sera d’une grande utilité pour l’ensemble des éleveurs et bouchers de la région qui souffrent le martyre pour l’abattage de leur bête, vu le manque de ce genre d’infrastructure. Mais aussi pour les nombreuses familles habitant dans des immeubles, qui ne trouvent pas où abattre leurs moutons lors de l’Aïd El Kebir, surtout que 05 abattoirs sauvages ont été récemment, fermés dans les quatre coins de la région d’Akbou, faute de conditions d’hygiène.
Menad Chalal

