Décidément, l’affaire du crime abominable de Seghirate ne sera pas jugé de sitôt. Qualifié déjà d’inextricable, en raison de rebondissements charriant de nouveaux éléments à l’instruction. Cette affaire a été, faut-il encore le rappeler, reportée au cours de la session précédente, et ce, sur demande intransigeante appuyée par menace de retrait de la défense motivée, bien entendu, par le manque de témoins oculaires à l’appel de la cour criminelle. Toutefois, enrôlée dans l’actuelle session, elle sera encore renvoyée à la prochaine session par le président de l’audience au terme d’un procès tenu mardi dernier, à la cour criminelle de Boumerdès pour cause, précise-t-on, le rapport sur l’enquête toxicologique, confié à la police scientifique de Château neuf, n’est pas encore remis au tribunal, s’y ajoute l’absence de quelques témoins dans cette affaire. BN (policier), B. F. E, arrêtés, sont poursuivis pour trois chefs d’inculpation : homicide volontaire, atteinte à l’homme, destruction et dissimulation de cadavre B Nadjat (fille d’un haut gradé de la gendarmerie nationale), de mœurs légères, et appelée El Annabia, avec H. H., ont été également arrêtés et poursuivis pour complicité et incitation à la débauche et enfin L. H. mis sous contrôle judiciaire pour le délit de création de lieu de débauche et de prostitution. Un bref rappel des faits rapportés par notre édition parue le 2 juillet 2005 : au mois de juin 2005, un cadavre, calciné fut découvert dans une décharge sauvage, sise au douar de Seghirate, dans la commune de Thenir. D’après l’enquête qui remonta jusqu’aux suspects suscités, une jeune fille âgé de 17 ans fut manipulée puis kidnappée pour être violée après avoir été bourrée de force de psychotropes dans un lieu de débauche se trouvant à la cité des 800 logements de Boumerdès, et ce, jusqu’à ce que cette victime succombe et rende l’âme. Ce forfait accompli, ces malfrats incendièrent le cadavre après l’avoir jeté dans la décharge.
Saïd B.
