Près d’un millier de travailleurs de la commune d’Akbou ont entamé depuis hier, une grève illimitée pour réclamer la satisfaction de leurs revendications socioéconomiques.
Ainsi, l’état civil, le parc, le service d’équipement et tant d’autres ont été paralysés à cause de ce débrayage. Les protestataires demandent de meilleures conditions de travail. Une plateforme de revendications comprenant 16 points a été transmise, selon M. Naït Mansour Hafid, membre organique de la section syndicale de l’UGTA de l’APC d’Akbou, aux différents pouvoirs concernés, mais sans suite. Selon le document, dont nous détenons une copie, les revendications des protestataires sont relatives à la gestion de carrière des travailleurs, les salaires et les délais de virement, le statut du correspondant social, les droits et les obligations, l’amélioration des conditions de travail et enfin les avantages sociaux. De ce fait, notre interlocuteur a fait état de certains ouvriers de la commune qui n’ont pas perçu leurs salaires depuis six mois ! Cette action, a-t-on appris du syndicaliste, a été prévue depuis quelques mois. « On a dû reporter cette action tout en espérant une solution à nos problèmes. Néanmoins, le silence des responsables nous a poussés à enclencher ce mouvement de grève. Il s’inscrit dans le temps jusqu’à satisfaction de nos doléances », dira-t-il. Et de s’interroger: « Le nouveau code communal de 2011 prévoit ces conflits ainsi que leur règlement. Où est-il le premier magistrat de la willaya dans tout ça ? ». L’annulation, hier, de l’assemblée extraordinaire à laquelle a appelé le maire d’Akbou, M. Abderrahmane Bensbaâ, a compliqué davantage la situation. En effet, l’approbation de l’ordre du jour contient un point subordonné au règlement de la situation actuelle des centaines d’ouvriers de la commune du Piton. Il s’agit du point portant l’approbation « des tableaux des effectives du personnel de la commune » figurant en première ligne. « Sans le vote de ce point, rien ne changera », a fulminé un protestataire. L’ensemble de ces fonctionnaires appelle leurs élus à ne plus les traîner dans leur conflit politique. « Nous faisons de la lutte syndicale et nous nous démarquons de toute action ayant lien avec la politique », nous explique-t-on.
À noter que les élus de l’opposition se disent disponibles à approuver « uniquement » ces tableaux des effectives. « Nous sommes prêts à voter pour le règlement des problèmes de ces fonctionnaires, mais pas pour voter sur l’ensemble du programme du maire », martèle Mouloud Salhi, chef de file de l’opposition. Sur le même ton, M. Iskounène, ex-P/APC d’obédience FLN, approuve la ligne de son nouvel allié.
Menad Chalal

