L’Assemblée populaire nationale reprendra ses travaux, demain, en séance plénière, a indiqué jeudi, un communiqué de l’APN. Cette séance sera consacrée à la présentation par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, du plan d’action du gouvernement, précise le communiqué ajoutant que la même chambre du parlement entamera ensuite le débat du plan d’action du gouvernement qui se poursuivra du lundi au mercredi. Selon la même source, la séance plénière prévue jeudi prochain sera consacrée aux réponses du Premier ministre et au vote du plan d’action du gouvernement. Le plan du gouvernement devant être soumis demain à l’appréciation du parlement est structuré autour du programme sur la base duquel a été réélu le président de la République. La référence au programme électoral de Bouteflika est clairement soulignée dans le texte de l’exécutif qui en tire la quintessence et en fait l’essentiel de son action. Aussi, le dit programme présente la sécurité et la stabilité nationales comme la priorité de la politique gouvernementale, en ce sens qu’il définit « la réconciliation nationale comme vertu à cultiver pour éviter que des déchirements, comme ceux engendrés par la tragédie nationale, ne viennent de nouveau fissurer le tissu social ». A cet effet, le gouvernement, tout en s’engageant à « poursuivre la mise en œuvre de la démarche de la réconciliation nationale », fait montre de sa fermeté à faire « face à toute atteinte à la vie et aux biens de la collectivité nationale ». Plus clairement, le gouvernement exprime sa magnanimité à travers sa politique de la main tendue aux “enfants égarés” qui ont pris les armes, mais rappelle, dans le même temps, qu’il est déterminé à continuer de faire face à toute atteinte « avec la force et la rigueur de la loi ». Le programme établit, par ailleurs, une forte corrélation entre les objectifs de stabilité et de sécurité et le contexte régional et international, caractérisé par des périls de plus en plus menaçants sur la sécurité des Etats. Les « risques potentiels » que pourrait induire une dégradation de l’environnement régional et la « complexité » qui caractérise les évolutions externes nécessitent, pour le gouvernement, un effort collectif de tous « les acteurs de la vie nationale » pour éloigner le pays des ondes négatives que produisent les situations conflictuelles notamment à nos frontières tant méridionales qu’orientales, entre autres.
Cap sur une démocratie participative
Cet appel que le gouvernement adresse à l’ensemble des composantes nationales, qualifié de « contribution volontaire et solidaire » tend, dans son segment relatif à la constitution, à « consacrer une plus grande convergence » autour des enjeux essentiels avec pour finalité l‘élaboration d’une « Constitution consensuelle ». Il est attendu, au prochain quinquennat, 2015-2019, une croissance de l’ordre de 7%, qui pourrait non seulement booster le développement, réduire le chômage et améliorer les condition de vie des citoyens mais surtout accompagner les projets politiques du gouvernement qui prévoit parmi les priorités de son agenda de concrétiser l’enracinement de la « démocratie participative » aux côtés de « l’indépendance de la justice, de l’amélioration de la qualité de la gouvernance, l’éradication de la bureaucratie et la lutte contre la corruption ». Cette démarche politique est couplée à une approche économique, bâtie sur le développement de la sphère productive nationale pour ne plus compter exclusivement sur les ressources tirées de la vente des hydrocarbures. Concrètement, cette approche devrait se traduire, pour le gouvernement, par une « diversification de l’économie, fondée sur la modernisation et l’extension du tissu industriel et du potentiel agricole ». Articulée autour de la « promotion de l’investissement », qui doit voir un amendement de la loi dans le sens de plus grandes facilitations, l’approche vise également à promouvoir le tourisme pour aller vers une plus grande « promotion de la croissance et de l’emploi ». Toute en mettant en place une politique de rigueur budgétaire, le gouvernement entend aussi accompagner sa politique de promotion de l’investissement, dans les différents secteurs, par une « rationalisation de la dépense publique et des soutiens de l’Etat ». Au plan des transferts sociaux, le gouvernement place au premier rang de ses objectifs, la poursuite de l’amélioration des indicateurs du développement humain dans un « souci d’amélioration constante du niveau de vie de la population » en tenant, particulièrement, compte des équilibres à assurer au niveau national pour éviter les disparités régionales. Enfin, se disant résolument tourné vers une perspective de modernisation des règles de fonctionnement de l’économie nationale, le gouvernement déclare encourager la « formation du capital humain » pour assurer le maximum d’efficacité de rendement et de compétitivité à l’appareil de production national.
Synthèse S.A.H
