à l’occasion de la journée internationale de l’enfant, qui coïncide avec le 1er juin de chaque année, l’association Ikhoulef qui œuvre en faveur des enfants victimes de séparations conjugales avec le soutien du Programme concerté pluri-acteurs Algérie (PCPA), a organisé, hier, une journée d’étude au sujet de « la prise en charge des enfants en difficultés».
La manifestation a eu lieu au niveau du centre islamique de Guendouza, dans la ville d’Akbou. Cette journée d’étude intervient en marge de la 8ème édition du Festival de l’enfant qui s’étale du 30 mai jusqu’au 2 juin, organisé par la dite association en collaboration avec la maison de jeunes Abderrahmane Farés de la ville du Piton et avec la participation d’une dizaine d’associations venant des quatre coins du pays. En effet, l’ouverture de la séance a eu lieu au niveau de la salle des conférences du centre islamique de Guendouza, avec la diffusion d’un documentaire traitant des droits de l’enfant nord africain, suivie de la lecture de la charte africaine des droits et du bien être de l’enfant. « Cette journée d’étude a pour objectif de sensibiliser les individus autour des droits de l’enfant et faire un travail d’information sur la situation des enfants en Algérie », a déclaré Zaidi Djerrah, président de l’association Ikhoulef. « L’évolution et la construction de la base de l’enfant revient à la famille », dira M. Sofiane Aoudjit, sociologue. Cet intervenant a relaté les principales difficultés que rencontre l’enfant, tel que le non accès à l’école, le non suivi des problèmes psychologiques, et la situation socio-économique de sa famille. « L’enfant doit avoir un climat de joie et de bonheur », dira-t-il. Et d’ajouter : « L’évolution de l’enfant dans la société est reliée à la situation socio-économique de la famille. Cependant, la séparation conjugale fut l’une des principales causes de l’écueil chez l’enfant ». Le droit à la vie, à la survie et au développement de l’enfant et la place qu’a consacré l’Islam à cette frange de la société par rapport au mariage, à la famille, à l’allaitement, sont les principales questions qu’a traité M. Merroudj, directeur du centre islamique de Guendouza. La conscience de soi chez l’enfant en difficulté a été le thème de l’intervention de M. Sofiane Chellat, psychologue au centre des enfants inadaptés mentaux d’Akbou, lors de cette rencontre « en vue de mieux cerner ce sujet sensible et contribuer à faire de l’ordre du jour une véritable politique de prise en charge globale de l’enfant et de la famille ». Par ailleurs, les dangers chez l’enfant en difficulté tel que les différents fléaux sociaux comme la drogue et le suicide ont été présentés par des éléments de la sûreté de la wilaya de Béjaïa. Est-ce que les lois protègent-elles suffisamment les couches sociales défavorisées ? Existe-t-il un encadrement spécialisé ? Comment créer un mouvement et mobiliser les diverses volontés, (individuelle, organisationnelle ainsi qu’Etatique), afin de créer ensemble une dynamique de groupe autour de la protection des droits de l’enfant et de la famille ? Et tant d’autres questions encore ont été débattues lors de cette rencontre.
Hafid Nait Slimane

