La certification des produits obligatoire dès 2006

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A partir de 2006, toutes les entreprises seront dans l’obligation de certifier leurs produits destinés à la consommation, notamment ceux liés directement à la santé du citoyen tels que les produits agroalimentaires. L’électronique ainsi que le ciment sont également touchés par la dite procédure, indiqué en vertu des trois décrets d’application relatifs au fonctionnement de la normalisation, l’évaluation de la conformité et l’accréditation, adoptés par le gouvernement en 2004. Lors de l’ouverture de la journée nationale de la normalisation organisée hier sous le thème de  » La conformité aux normes, essence de la compétitivité  » par l’Institut algérien de la normalisation (IANOR) sous le patronage du ministère de l’Industrie à Alger, les intervenants ont surtout mis l’accent sur les carences dans ce domaine, car d’après eux, il reste beaucoup à faire en matière de normalisation. D’après M. Aissaoui, directeur général de l’IANOR, elles ne sont pas plus de 155 entreprises, privées ou publiques, à se certifier aujourd’hui aux normes internationales, c’est-à-dire en ISO. Ce dernier précise que 147 d’entres elles se sont certifiées en ISO 9001 relatif à la qualité, 5 à l’ISO 14 000 portant sur l’environnement et 3 à l’ISO 2001 sur la santé et la sécurité des travailleurs au sein de l’entreprise. Le nombre de laboratoires ayant pour mission de contrôler la conformité de la qualité des produits est également dérisoire car il ne dépasse pas les 12 sur tout le territoire nationale. Chose que l’Algérie devrait booster vu les engagements économiques dans lesquels elle s’est engagée, à savoir l’accord d’association avec l’Union européenne et l’adhésion à l’OMC. L’ouverture sur le marché international exige d’un côté des entreprises locales de se conformer à la nouvelle donne économique en assurant un produit qualitatif et concurrentiel. Et d’un autre, il est du ressort des autorités de régulation de mettre des mesures draconiennes d’accompagnement à même de contrer la contrefaçon qui représente un énorme boulet pour notre économie nationale. Aissaoui plaide pour le renforcement du contrôle des produits au niveau des frontières. Le ministre de l’Industrie, Mahmoud Khoudri, a indiqué dans ce sens que l’Organisme national d’accréditation baptisé ALGERAC, créé avec pour mission d’accréditer les organismes d’évaluation de la conformité tels que les laboratoires, les organismes d’inspection et les organismes certificateurs, sera opérationnel à partir de 2006. Celui-ci, ajoutera le ministre, « fonctionnera suivant les règles de probité, de transparence, d’autonomie et de neutralité confirmées par les normes internationales dans les processus d’accréditation ».

Wassila Ould Hamouda

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