Les résidents de la cité Mokadem Amar, dite «les Baraques», sise à la Haute-ville de Tizi-Ouzou, ont fermé hier, les routes et ruelles qui traversent leurs cité pour protester contre «le retard enregistré» dans leurs relogement. La protestation, qui a été marquée dans sa deuxième journée par l’obstruction des routes à l’aide d’objets hétéroclites et pneus en feu, a été survenue suite à «l’ajournement de l’opération de relogement» qui a été auparavant, prévue d’être effectuer avant le mois de Ramadhan prochain. «Les autorités de wilaya, par la voix du chef du cabinet, nous a promis de nous affecter vers des logements sociaux avant le mois de carême, avant que nous soyons informés que l’opération est reportée au mois de carême. Mais quelle fut grande notre surprise, lorsque nous étions informés que l’opération ne peut-être faite avant le mois d’août prochain, sans qu’aucune raison ne nous soit donnée», nous a déclaré hier, Krimou, résidant, avec sa petite famille, dans cette cité depuis 2003. Et d’ajouter : «Notre colère a monté crescendo lorsque le chef du cabinet a refusé de nous recevoir lors de notre demande d’audience pour connaître les raisons de ce report qui nous parait louche.» Par ailleurs, et dans une déclaration parvenue à notre rédaction, la section de Tizi-Ouzou de la Ligue algérienne des droits de l’Homme, «demande aux autorités locales d’œuvrer afin de satisfaire, dans les plus brefs délais, les revendications légitimes des résidants de la cité Mokadem Amar». La Ligue précise qu’«un rassemblement pacifique a été observé par les représentants des 165 familles (…) qui vivent dans des conditions inhumaines, pour demander aux autorités locales de prendre en charge leurs doléances en les relogeant dans des logements décents.» C’est ainsi que la LADDH soutient avec ferveur cette action pacifique qui vise à faire respecter les droits sociaux des citoyens.
M. A. T.
