Le Wali rassure

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Interpellé mardi dernier, par trois députés FFS, en marge des travaux de l’APN sur la non-inscription, dans le plan d’action du gouvernement, d’un complexe pétrochimique à El Kseur, le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, leur aurait répondu avoir reçu une correspondance du wali l’informant de «l’indisponibilité d’un terrain pour réaliser ce projet». c’est ce que rapportent en tous cas le chef du groupe parlementaire du même parti. Une réponse qui suscite des vagues, depuis jeudi dernier, à Béjaïa. Réagissant à ces allégations, le wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami, a assuré dans un communiqué transmis à notre rédaction que «le projet de réalisation d’un centre pétrochimique qui a suscité un engouement et une satisfaction sans précédant auprès de la population au regard des bienfaits économiques qu’engendrera sa concrétisation dans la wilaya, est sur une très bonne voie», précisant qu’un dossier ficelé a été d’ores et déjà transmis à la commission interministérielle. Dans son communiqué le wali a expliqué que «concernant le site d’implantation du projet, et vu la rareté du foncier à Béjaïa, le choix s’est porté sur un terrain agricole à rendement moyen soumis à la procédure de déclassement des terres agricoles, d’une superficie de 250 hectares, situé à El Kseur». Se voulant plus précis, le wali ajoute qu’«un dossier dans ce sens a été transmis pour la commission interministérielle». Il a assuré en outre que : «en attendant cette procédure de déclassement et contrairement à ce qui a été rapporté sur les réseaux sociaux, (page Facebook du député Chafaâ Bouaiche) et grâce aux efforts fournis par tous, élus locaux et administration, le complexe pétrochimique sera bel et bien réalisé à Béjaïa». Le wali a également tenu à démentir l’information «tendancieuse et erronée» rapportée également sur internet sur la soi-disant lettre qu’aurait adressée le wali au ministre, à propos d’une indisponibilité de terrain. «Nous tenons à démentir formellement cela, du moment que le terrain est choisi et existe pour l’implantation du projet, en attendant l’aboutissement de l’opération de déclassement», a appuyé le wali. Dans une étude réalisée par le Cabinet britannique de recherche économique et de conseil ‘’Oxford Business Group’’ (OBG), publiée dernièrement, la réalisation d’un complexe pétrochimique dans la commune d’El Kseur s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale du gouvernement algérien visant « le traitement des ressources naturelles du pays». En août 2013, pour rappel, des cadres de la Sonatrach, venus présenter le projet devant les élus de l’APW, avaient indiqué que le futur complexe pétrochimique d’El Kseur, dont la mise en service interviendrait avant la fin de l’année 2018, sera réalisé «dans l’optique de valoriser le pétrole brut algérien». La future plate-forme pétrochimique, qui sera réalisée sur une assiette foncière de 250 hectares, sera dédiée au traitement des matières premières à base de GPL (gaz propane liquéfié), à hauteur de 60%. Dans le sillage de la réalisation de ce projet, considéré comme le troisième plus important complexe pétrochimique après ceux de Skikda et d’Arzew, «d’autres projets annexes seront réalisés», avaient encore précisé les cadres de Sonatrach. Pour le cabinet britannique, OBG, «le grand complexe pétrochimique d’El Kseur et sa zone industrielle offrent des signes encourageants» pour le traitement des ressources naturelles et le développement des industries pétrochimiques. Le site devant accueillir le futur complexe est distant de quelques 25 kilomètres du port et de l’aéroport de Béjaïa et à quelques encablures d’un pipeline et d’un oléoduc.

Dalil S.

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