Poursuivant ses consultations autour du projet de révision consensuelle de la Constitution, le ministre d’Etat, directeur de cabinet à la présidence de la République, M. Ahmed Ouyahia, a reçu le président du parti AHD 54, Ali Fawzi Rebaïne. A l’issue de son entrevue avec Ouyahia, Rebaïne s’est abstenu de faire la moindre déclaration à la presse. Cependant, nous pouvons subodorer que l’ex-candidat aux dernières présidentielles a présenté les propositions contenues dans les points saillants de son discours de campagne. En l’occurrence, «un régime présidentiel d’un mandat de 5 ans, sans limitation, avec un renforcement des contre-pouvoirs démocratiques (…) Que les magistrats membres du Conseil constitutionnel soient désignés à vie, afin de leur éviter les pressions ou les intimidations provenant de l’administration ou des politiques». D’autres part, le professeur à l’école nationale polytechnique, en l’occurrence Chemseddine Chitour, reçu dans le même cadre, dimanche dernier, par le ministre d’Etat, a plaidé pour la mise en place de Conseils de l’éducation et des ressources et de l’académie des sciences, des arts et des lettres, dans la nouvelle mouture de la loi fondamentale, qui auront pour tâches de s’occuper de l’économie, de la connaissance, de l’énergie et de l’eau. Poursuivant ses suggestions, il a proposé entre autres, de «miser sur l’intelligence, sur la réflexion, comme il est nécessaire de savoir où va l’école algérienne dans les 20 prochaines années et de connaître les défis qu’elle doit relever». Il a, en outre, défendu l’alternance au pouvoir, en proposant la limitation des mandats présidentiels à deux mandatures seulement, et l’indépendance de la justice où le juge sera autonome, n’obéissant qu’à sa conscience». Aussi, l’ancien bâtonnier national et avocat à la cour suprême, Miloud Brahimi, reçu au même titre que ses prédécesseurs par Ouyahia, a laisse entendre que la nouvelle Constitution se doit de prendre en considération la revendication de l’officialisation de Tamazight, pour marquer la réconciliation du peuple avec son histoire et ses origines. Me Brahimi à également soutenu l’abolition de la peine de mort, objet d’un moratoire, depuis 1993, a-t-il rappelé relevant que l’Algérie sera, ainsi, le premier pays arabe à opter pour cette initiative». S’agissant du débat récurrent du moment, à propos de l’environnement et de l’exploitation du gaz de schiste, l’avocat a proposé d’introduire des articles consacrant la protection de l’environnement et de la nature.
S. A. H.
