Depuis que la route principale a été bitumée, les automobilistes ne lèvent plus le pied de l’accélérateur. D’ailleurs, deux accidents ont été déjà enregistrés dans le centre-ville. Les résidents de la cité dite des 50 LSP commencent déjà à craindre des accidents au niveau de leur cité qui longe ce grand boulevard. C’est dans cet ordre d’idées que les membres de l’association de ce quartier ont invité le chef de daïra à se rendre sur les lieux jeudi dernier. » Nous demandons des ralentisseurs, comme avant. Sinon, certains chauffards n’arrêteront pas avec leur vitesse. En tant qu’association, nous avons signalé cette situation à toutes les autorités. Que chacun prenne ses responsabilités », nous dira le président de cette association. Par ailleurs, les habitants constatent que certains aménagements manquent encore dans leur cité. A commencer par les espaces verts. » Nous avons appris que seules les extrémités du grand espace situé au contre bas des immeubles seront aménagées. Pourtant, dans le plan de la maquette, on voit le contraire. Les autorités n’ont pas prévu l’espace central. On demande que les plans soient respectés », ajoutera un autre membre. Profitant du déplacement du chef de daïra, les membres de l’association ont soulevé le problème de l’accès par le côté bas de la cité vers les immeubles. » On ne peut descendre avec nos véhicules. Le passage n’est pas bitumé et, en plus, il est accidenté. Par contre, pour l’autre, celui donnant sur siège de la BMPJ, il est fermé. Il faut trouver une solution à cet autre problème », s’insurgera un troisième intervenant. Après avoir constaté ces situations, le chef de daïra a promis de prendre les décisions nécessaires pour y remédier. Certes, les résidents et les membres de l’association sont quelque peu rassurés, mais ils craignent que ces promesses aillent à vau-l’eau, comme les précédentes. A quelques encablures de là plus précisément à la cité des 100 logements sociaux, il nous a été donné de constater qu’aucun aménagement n’est encore engagé. » Nous n’avons pas cessé de réclamer un meilleur cadre de vie, mais en vain », dira un habitant qui attendait ses autres voisins pour se réunir encore une fois. En plus des accès poussiéreux, des tas de câbles électriques aériens meublent cet espace où des dizaines de logements sociaux, squattés depuis 2001, ne sont pas encore alimentés en électricité. » On nous considère toujours comme des squatteurs, c’est pourquoi nous sommes oubliés par les autorités », estimera pour sa part un autre intervenant. Si des logements sont livrés, parfois sous la pression, aux demandeurs, les problèmes liés aux autres commodités (électricité et gaz) et aménagements extérieurs ne sont jamais prévus. D’où les contestations et autres réclamations qui s’accentuent par la suite. En définitive, n’est-il pas temps de songer au moyen de doter toutes ces cités en aménagements avant même leur occupation?
Amar Ouramdane
