Plusieurs attaques de hiboux sur des villageois ont été signalées, ces quinze derniers jours, dans le nord de la commune de Fréha.
Ce phénomène inédit a causé la blessure à trois personnes, dont une par contusion de la conjonctive bulbaire, ou ce qu’on convient d’appeler « le blanc d’œil ». Un climat de psychose s’est durablement installé dans quatre villages situés en hauteur, au nord du chef-lieu de la commune de Fréha, 28 km à l’Est de Tizi-Ouzou, suite à ces attaques à répétition de ces oiseaux nocturnes. « Plusieurs attaques de ce genre d’oiseaux nocturnes ont été signalées à Azrou, Tala T’Gana, Timerzouga et Aït Bouali. Les villageois sont pris de panique, ils redoutent que leurs enfants ou des personnes âgées ne soient attaquées à leur tour, puisque un homme d’une quarantaine d’année à été sérieusement touché à l’œil, tandis qu’un cousin à moi, pourtant bien trapu, a été piqué sur le haut de sa tête et est blessé légèrement », nous a relaté un villageois. Le périmètre de la zone où ces attaques, inédites faut-il le souligner, ont été enregistrées est situé sur les hauteurs dépassant les 650 mètres d’altitude et bordé de forêts et maquis, endroit très favorable par l’accouplement et se reproduire pour les hiboux les chouettes. Mais ce qui inquiète la population de ces quatre villages se sont ces attaques qui s’opèrent dés le crépuscule, sans que les personnes attaquées n’aient le moindre contacte avec ces oiseaux ni avec leur habitat, a souligné notre interlocuteur qui dit avoir « interdit » à ses enfants et à ses parents de rester dehors à la tombée de la nuit : « Nous ne pouvons plus rester à la terrasse ou dans le jardin sans que nous soyons inquiets et sur nos gardes quant à une éventuelle attaque de ces oiseaux. Nous craignons désormais pour nos enfants qui peuvent être une proie très vulnérable à n’importe quel assaut, car les hiboux et les chouettes qui rôdent sont de tailles impressionnantes », dira-t-il encore. Dans la soirée de mardi dernier, un homme a été violemment attaqué par un oiseau alors qu’il se dirigeait vers sa maison après la prière du crépuscule, nous a encore indiqué notre interlocuteur. Celui-ci a souligné que « tous ceux qui ont été attaqués ont été surpris par la taille et la force de ces oiseaux ». Et de préciser que les victimes assurent toutes qu’elles n’ont jamais vu cette espèce qui paraît étrangère à celles qu’elles sont l’habitude de voir. Selon les zoologues, les hiboux ou chouettes n’attaquent, généralement, pas les humains, sauf s’ils sentent un danger sur leur œufs. Les attaques sur les humains, qui sont néanmoins très rares pour cette espèce, son l’œuvre des femelles qui, si l’une d’entre elle est déjà provoquée ou sentant un danger sur son nid, réagit violement et transmet cet «instinct » à ses congénères de la zone où elle se trouve.
M. A. T.

