Le mouvement associatif tire la sonnette d’alarme sur les retombées négatives de la décharge publique d’Azrou Oukelal, à travers une requête adressée à l’APC d’Ath Mansour dont une copie nous a été remise en date du 07 juin 2014. Lors d’une virée sur les lieux en compagnie du président de l’association du village Rodha, il nous a été donné de constater de visu le décor hideux qu’offre à la vue cette décharge qui porte atteinte à l’environnement sur plusieurs volets, suite au diversement anarchique d’ordures ménagers sur une importante surface non protégée, située de surcroît en plein milieu d’un tissu végétal composé en majorité de pin d’Alep et de buisson. Un endroit exposé au vent dominant qui se charge d’éparpiller les sachets et cartons d’emballage sur une large surface, qui s’accrochent aux ronces et forment un décor défiguré à des centaines de mètres à la ronde et portent un coup sévère à l’écologie. Cela en plus de bombarder copieusement d’odeurs nauséabondes l’alignée de carrières d’agrégats mitoyennes, dont les exploitants se sont plaint à plusieurs reprises aux autorités. Des gardiens exerçants au niveau de ces carrières affirment qu’il arrive aussi que des camions dotés de bennes tasseuses, venant des wilayas limitrophes, y déversent clandestinement des chargements d’ordures du fait que cette décharge n’est ni clôturée ni encore moins surveillée et située au bord de la route dans un endroit isolé à la portée du premier venu. Comme nous avions remarqué horrifiés, la présence d’une sorte de bâche à eau à l’entrée de la décharge qui alimente, nous apprend-on, l’une des carrières d’agrégats dont le large couvercle est confectionné à l’aide de vulgaires feuilles de tôles ondulées recouvertes de rouille non scellées. Etant entourée de forêt, cette décharge est devenue le lieu de prédilection de toutes sortes d’animaux sauvages et de troupeaux d’ovins et caprins, chiens errants qui y trouvent leurs pitances des restes de nourriture. Les mêmes gardiens de carrières affirment, sur un autre volet, que des dizaines d’enfants venant de la proche cité de recasement d’Azrou Oukelal, où sont regroupés environs 50 familles nomades, passent leur temps à fouiner à l’intérieur de la décharge pour récupérer tout objet pouvant encore servir, en s’exposant à toutes sortes de maladies dans cet authentique foyer d’épidémies. Le tout forme un effroyable décor qui s’offre à la vue des milliers d’usagers de la RN5, en plus de porter atteinte à l’environnement et à la santé publique. Voilà un cas qui constitue un point noir sur lequel doivent se pencher les nombreux organismes étatiques concernés à l’effet de réduire ses retombées négatives, ne serait ce que par son éloignement des bordures de la route nationale. La pose d’une clôture de protection pour empêcher l’éparpillement des ordures par le vent qui souffle en permanence sur les lieux, et la mise de quelques gardiens qui pourront être recrutés sur place en puisant dans les rangs des chômeurs de la cité de recasement d’Azrou Oukelal, est vivement souhaitée.
O. S.
