Mondial 2014 : Avec une génération en or et un entraîneur expérimenté – La Belgique, un gros os !

Ils ne le disent pas, mais les Belges ne sont pas venus au Brésil pour admirer le pays. Bien au contraire, ils sont là pour réaliser un bon mondial et faire mieux qu’en 1986, lorsque les Diables Rouges, menés par leur stratège de l’époque, Enzo Scifo, avaient atteint les demi-finales du tournoi.

Le rêve est en fait permis pour le plat pays. Et c’est là le moins que l’on puisse dire. La Belgique a, en effet, des atouts à faire valoir. Elle possède une génération en or qui peut bousculer les pronostics. Lukaku and co ont prouvé qu’ils peuvent réaliser des merveilles. Lors des éliminatoires pour cette coupe du monde, ils ont réalisé un parcours presque parfait, avec seulement deux matchs nul, dans un groupe qui renfermait pourtant des sélections pas faciles à dominer, la Croatie notamment. En plus des individualités qui composent cette équipe, Willmots, son coach, a réussi à instaurer un esprit de famille en son sein. Pour ce faire, le dernier belge à avoir marqué un but en coupe du monde, en 2002, traite tous les joueurs de la même manière. D’ailleurs, avec lui, point de joueur qui assure sa place de titulaire, y compris Eden Hazard, le meneur de jeu de Chelsea. « Personne n’est sûr pour sa place », ne cessait de répéter Willmots. « Je ne m’inquiète pas si un joueur est moins bien, j’ai 23 joueurs et aucun d’eux n’a la garantie de jouer », a déclaré encore l’entraîneur qui ne se hasardera pas, cependant, à changer son échiquier, ce soir, et durant tout le tournoi. Les Fellaïni, Chadli, Kevin de Bruyne, Dries Mertens, Vincent Kompany, Thomas Vemaelen, Axel Witsel et Steven Defour, entre autres, peuvent aspirer à une place de titulaire, eux qui ont toujours aligné dans la plupart des matchs des Diables. En tout, l’entraîneur Belge n’a que l’embarras du choix pour composer son onze, ce soir, tant la Belgique renferme une véritable armada de bon joueurs sur lesquels le royaume compte énormément pour réaliser un bon mondial et rebondir de fort belle manière sur la scène footballistique, après une longue traversée du désert qui aura duré une éternité sachant que la dernière participation à la coupe du monde des Diables Rouges remonte à 2002. Les belges, en fait, espèrent faire comme l’Espagne, qui a surgit en 2010, en remportant le mondial en Afrique du Sud, et depuis, le football mondial, avant la débâcle face au Pays-Bas, il y a à peine quelques jours. Il y a un début et une fin à tout, comme dirait l’autre. La Belgique espère que ce sera le début d’une belle aventure, grâce à cette génération en or. Cela étant dit, le terrain reste, cependant, le seul arbitre. Ni l’histoire, ni le parcours, encore moins les noms d’une telle ou telle équipe compte en foot. Seul le terrain est déterminant et la Belgique doit d’abord passer l’écueil de l’Algérie ce soir, ce que ne lui sera pas du tout chose facile.

M. O. B