Les timbres fiscaux se font rares

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De nombreux citoyens de Tizi-Ouzou et d’ailleurs sont désemparés et ne savent plus à quel saint se vouer suite à l’indisponibilité des timbres fiscaux de 10, 15, 20, 30, 50, 100, 200 DA, indispensables pour la constitution de différents dossiers. « Nous sommes bloqués dans nos projets ! » se lamente Saïd qui prépare son dossier de l’ANSEJ. Ils sont nombreux dans ce cas là et les buralistes ne cessent de tirer la sonnette d’alarme, mais en vain. « Nous recevons des centaines de personnes par jour qui demandent ces timbres, lesquels sont indisponibles depuis cinq mois déjà. A chaque fois que nous réclamons au niveau des bureaux de Poste, c’est toujours la même réponse que nous recevons, à savoir ils ne sont pas encore disponibles ! » se désole un buraliste qui ne cache pas sa colère. L’utilité de ces timbres est importante. Ils sont demandés et utilisés par l’administration qui n’essaie pas de débloquer la situation ou de voir des situations de rechange. Tout stagne pour la simple raison que ce timbre fiscal fait défaut « volontairement » ou « involontairement ». « On ne peut pas avoir sa carte d’identité passer l’examen du permis de conduire, avoir le casier judiciaire, le certificat de nationalité tout document du jugement, des rapports d’expertises, entre autres, examen et concours au niveau de la fonction publique. C’est dire que ce timbre bloque toute activité », dira un citoyen. La direction des Impôts s’en lave les mains et lance la balle à l’imprimerie nationale. « Est-ce à ce niveau là qu’il y a ce blocage ? Et pourquoi ? » s’interrogent les citoyens qui courent d’un buraliste à un autre et d’une agence postale à une autre à la recherche de ce fameux timbre et  où ils reçoivent la même réponse négative qui les met en colère. « Dans ce cas-là l’Etat doit dispenser tous les dossiers qui sont en cours de préparation pour toute activité jusqu’à ce que ce problème soit réglé », dira un autre citoyen.

Arous Touil

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