L’ancienne cantine transformée en lieu de débauche

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Les parents d’élèves de l’école primaire Kechadi Amar, située à la périphérie sud de la ville de Raffour, ont dénoncé les désagréments que causent des groupes de délinquants qui ont transformé l’ancienne cantine mitoyenne à l’établissement scolaire en lieu de débauche de jour comme de nuit. Cette ancienne infrastructure, cédée au détachement de la garde communale, a été déserté depuis la dissolution de ce corps paramilitaire, il y a deux ans et livré au gré des délinquants qui se rencontre en ces lieux pour s’adonner à leurs activités préférées qui sont des parties de buveries, de fumeries et autres actes répressibles en tout impunité sans tenir compte de la proximité des classes de cours du cycle primaire dont l’écrasante majorité des enseignants sont des femmes. Un état de fait ayant fait objet de plusieurs requêtes verbales du responsable de l’établissement et des parents d’élèves, mais en vain, d’où le courroux des représentants des parents d’élèves qui viennent de saisir par requête écrite toutes les autorités concernées. Ces mêmes parents ont interpellé le wali durant sa tournée d’inspection de la semaine écoulée. Le premier magistrat a promis d’étudier ce cas et faire le nécessaire pour y mettre un terme. Sur les lieux, les enseignantes déplorent le fait qu’elles mêmes et les élèves entendent, durant les cours, des grossièretés et hurlements inhumains lâchés à gorges déployées par des jeunes délinquants sous l’effet des psychotropes. À noter que les deux édifices sont mitoyens et ne sont séparés que par une clôture dégradée. Par ailleurs, on a appris des gardiens et agents de services que cette école a été cambriolée, à plusieurs reprises, par ces voyous qui s’y introduisent en escaladant le mur de clôture sur lequel ils ont pratiqué des trous qui leurs servent de points d’appuis comme une échelle. Le matériel informatique a été dérobé. Des dossiers et des articles scolaires saccagés. Les serrures des bureaux et des classes fracturées. Les enseignantes se disent terrorisées par le comportement de ces voyous qui deviennent de plus en plus audacieux et agissent en toutes liberté. Un état de fait sur lequel doivent se pencher les pouvoirs publics avant que ne se produit l’irréparable. Notons, enfin, que lors de notre visite sur les lieux, en compagnie des parents d’élèves, nous avons remarqué de visu un éclatement d’égout du quartier mitoyen, à environ vingt mètres du portail d’entrée sur la partie supérieure. Des eaux usées nauséabondes forment une marre sur la piste qu’empruntent les écoliers.

O. S.

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