Une réunion de travail, ayant trait à l’épineux dossier derégularisation du foncier urbain et titres dans la localité de Raffour, s’est tenue, mercredi passé, à la direction de l’agence de wilaya de gestion et régularisation foncières urbaines.
Elle a été présidée par le directeur de cette institution. En plus de plusieurs responsables de l’agence, un élu de l’APC de M’Chedallah, 04 membres du collectif des représentants de Raffour, ceux des bureaux d’études PYRAMID et URBAB en charge de ce dossier, comme stipulé dans la feuille d’émargement annexée au procès verbal de réunion, dont nous détenons une copie, ont pris part à la réunion. La parole a été donnée, en premier lieu, aux membres du collectif de Raffour, qui ont mis l’accent sur l’énorme retard mis par les bureaux d’études dans le traitement de ce dossier qui entrave toute opération de construction, de rénovation ou la demande d’une quelconque aide à l’auto-construction au niveau de cette importante agglomération qui abrite environ 12 000 habitants, faute de titres de propriété réglementaires qui constituent le document essentiel dans toute confection de dossier administratif. Les intervenants ont souligné le caractère urgent qui revêt cette opération de régulation et ont insisté sur le fait qu’elle doit être menée rapidement à terme pour mettre fin au désarroi de la population de cette localité qui est, selon eux, victime d’une situation administrative des plus précaires, à cause de cette contrainte majeure de la situation juridique de leur habitation. Suite à quoi, parole a été donnée au responsable de l’agence de M’Chedallah en charge du dossier qui a présenté le point de situation. Concernant la première partie du centre de recasement, s’étendant sur une surface de 11 HA en référence au premier arrêté de transfert, elle a été confiée au BET URBAB et menée à terme et déposée au niveau de l’APC de M’Chedallah le 1er juillet 2011 afin de recueillir les réclamations et recours des citoyens recensés. Après la levée des réserves, elle a été réintroduite, une seconde fois, en date du 14 août 2012 à la même APC pour recueillir encore les doléances et recours enregistrés au niveau de la mairie et transmise à l’AFW et le BET. La deuxième partie de la localité qui s’étend sur une surface de 22 HA, a été confiée au BET PYRAMID qui, pour justifier le retard mis dans le traitement des dossiers, a évoqué de nombreuses contraintes. Soulignons toutefois que l’opération a été réalisée à hauteur de 80 %. Après débats et un large tour d’horizon autour de ce dossier, qui a fait couler beaucoup d’encre, il a été décidé que le BET URBAB doit vérifier, sur le terrain, les quelques points restants et déposer le dossier définitif de la première tranche sans délais. Quant au bureau d’études PYRAMID, il est sommé de remettre le dossier du certificat de morcellement à la fin du mois de juin, soit dans une semaine. Un dossier qui doit être déposé à l’APC pour approbation et le plan parcellaire affiché durant 20 jours en vue d’accueillir d’éventuels recours émis par les citoyens. Sa remise définitive est prévue vers la fin du mois d’août prochain. Rappelons que Raffour est située sur une partie des plaines d’Oughazi, dans la commune de M’Chedallah, dénommée localement « les toiles », en référence au camp de toile. Un centre de concentration sommairement aménagé par les forces coloniales pour accueillir les populations des deux villages du Aarch Iwakouren, Ighzer et Tadart Lejdid, situés en haute montagne dans la commune de Saharidj et rasé en 1956 par l’armée française. La région était déclarée zone interdite jusqu’à l’indépendance.
Oulaid Soualah

