D’Ath Yahia Moussa à Evian

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L’association Tarwa n’Krim Belkacem du village Tizra Aïssa, lieu où était né le signataire des Accords d’Evian qui ont mis fin à l’une des guerres les plus féroces du XXe siècle, a commémoré comme il se doit cette date anniversaire qui coïncide avec le 19 mars.En plus de l’exposition au musée portant le nom de feu Krim Belkacem qui, rappelons-le, est sa maison natale, beaucoup de personnes se sont succédé à la tribune pour faire état du parcours de l’homme. Le président de l’Organisation nationale des moudjahidine locale s’est étalé dans son discours, notamment sur la participation de la région d’Ath Yahia Moussa au combat libérateur. Malheureusement, a-t-il ajouté, toute cette contrée est oubliée. “La télévision algérienne qui s’est déplacée jusqu’ici le 6 janvier dernier n’a montré aucune image. Pourtant Bentobal et les autres avaient dit, un certain mois de janvier 1959, que cette bataille était la plus grande de toute l’Algérie”, a-t-il terminé avant de fondre en larmes. Alors que Krim Arezki, le frère de Belkacem, n’est pas allé avec le dos de la cuillère en disant que les autorités, notamment le wali en poste en 1999, n’ont pas tenu promesse. “Notre maison, c’est-à-dire le musée, est à l’abandon, or le wali avait promis d’affecter trois agents pour s’occuper de son nettoyage et de son entretien”, a-t-il signalé à l’assistance.Le Mouvement citoyen a été représenté par une délégation de la CADC conduite par Belaïd Abrika qui a insisté dans son intervention sur le fait que dans son mouvement, que la réhabilitation des hommes et des lieux historiques était inscrite dans leur combat, sans pour autant omettre de rendre hommage à la région et à la famille de Krim. “Le mérite revient à la localité, aux compagnons de Krim Belkacem et à toute sa famille. Il n’y a pas d’autres hommes comme lui. C’est grâce à lui et à ses compagnons que l’Algérie est aujourd’hui indépendante. Il faut que la hogra cesse”, a-t-il dit. L’autre intervenant de marque a été Ould Ali El Hadi, directeur de la maison de la culture Mouloud-Mammeri. El Hadi dira : “De toutes ces interventions il ressort que cette région a payé un lourd tribut durant la guerre de Libération nationale. Pour ceux qui disent que ce musée est à l’abandon, je dirai que nous sommes tous volontaires à faire en sorte que ce lieu devienne un monument historique à l’instar de la maison qui a vu naître Lalla Fatma n’Soumer. Je suis prêt à concourir à la concrétisation de cet objectif ”. Enfin, l’intervenant, qui s’est longuement attardé sur les Accords d’Evian et le parcours de leur signataire, n’est autre que maître Zehouane. En effet, d’après tout ce que cet avocat a exposé, il n’est qu’un ancien compagnon de Krim. “J’ai connu Belkacem quand j’avais 14 ans. Par la suite, on est devenu des amis.On ne peut invoquer le parcours de cet homme en une prise de parole. C’est lui qui a fait éclater la guerre et c’est lui qui l’a éteinte. C’est regrettable qu’aujourd’hui ses assassins soient vivants”, a-t-il conclu. En conclusion, la plupart des intervenants ont plaidé à inscrire cette date comme fête nationale à part entière.

Amar Ouramadane

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