La liste des logements sociaux attribués a été enfin affichée au niveau de la mairie de Frikat. De nombreux demandeurs se sont immédiatement massés devant le portail pour découvrir les noms des bénéficiaires.
En effet, quarante huit d’entre eux ont goûté à cette joie après une longue attente. «C’est suite à la directive du ministre de l’Habitat et du wali, consistant la distribution des logements prêts avant le mois de Ramadhan, que nous avons répondu», nous confiera une source proche du dossier. Et de poursuivre: «La commission de daïra a travaillé durant plusieurs mois pour enfin dégager ces bénéficiaires, selon bien sûr un barème bien déterminé. » Interrogé sur le nombre de demandes traitées, notre source nous apprendra que le nombre s’est élevé à 750. Certes, les recours réglementaires auprès des commissions chargées de ce volet sont ouverts pour ceux qui n’ont pas été choisis cette fois, mais à savoir l’issue qui leur sera donnée. «Il s’agit des dix logements sis au contrebas de la mosquée et les trente huit situés en face de l’agence postale», précisera notre interlocuteur. Ce dernier avancera un programme de cent logements en cours de réalisation qui seront aussi attribués dès qu’ils seront achevés. Par ailleurs, vingt-quatre logements, réalisés dans le cadre de la résorption de l’habitat rural, seront également distribués dans les prochains jours. Pour notre interlocuteur, les projets réalisés jusque-là sont insuffisants par rapport à la demande. «Nous avons surtout un problème d’assiettes foncières», estimera ce même responsable. A noter que cette municipalité réussit bien dans le cadre de l’habitat rural. «Il y a ceux qui n’ont pas les moyens de construire seuls, mais je peux vous dire que Frikat est la première commune où le nombre de constructions, dans le cadre de l’habitat rural, dépasse les mille. Tous les quotas que nous a accordés la wilaya sont attribués et réalisés. On souhaite que d’autres aides nous seront octroyées pour satisfaire toutes les demandes gardées en instance», conclura le même interlocuteur. Effectivement dans cette région, nombreux sont les citoyens qui optent pour cette formule, car en plus du logement dont ils vont bénéficier, ils auront d’autres opportunités. «Quand je construis un logement sur les terres de mes ancêtres, je peux aussi faire par exemple de l’élevage et un petit potager juste à côté. Que ferai-je à Frikat centre dans un logement social?» s’interrogera cet habitant d’Ath Boumaâza, sur les hauteurs de Frikat. Pour le moment, aucune contestation n’est visible.
Amar Ouramdane
