La chronique du Mondial – Le Brésil ric-rac, l’Algérie pour plus si affinité…

Au Brésil, pour dire quelle classe, on dit plutôt quelle catégorie ! La phrase est dédiée à Neymar. A ce gamin de 22 ans qui continue, quasiment à lui seul, de porter son pays dans ce Mondial. Il fallait bien un courage extraordinaire, une insouciance inégalable et une indifférence d’un sacré culot pour avoir cette sérénité à mettre un tel dernier penalty, sachant que le Chili allait tirer le sien juste après…

Il tenait au bout de son pied le destin de tout le Brésil. Il était parti le visage fermé la jambe en boite. Il tergiversa par deux fois dans sa course, mais il finira par bien avoir son futur coéquipier au Barça. Somptueux ! Glacial contre-pied ! Phénoménal ce garçon. Neymar venait de signer le troisième penalty de son équipe et sa qualification aux quarts de finale. Ce fut au bout du bout, après les prolongations et la série de tirs au but. Durant le match, il n’a pas assuré au même rythme, mais au moment décisif, il a été bien là. Il a beaucoup contribué au soulagement qui a libéré les deux cents millions de Brésiliens. Mais qu’il a été long à se dessiner cet apaisement. Dans la douleur ! Ce fut ric-rac ! Car le match a été épouvantable pour le Brésil qui a vraiment évité de très peu une catastrophe. On a frôlé le drame.

Quelle tension ! Quel suspense ! Le Chili a vraiment failli de peu… Par moment, c’était même à se demander quelle équipe des deux était le Brésil. La Seleçao doit une fière chandelle à son Neymar, à son gardien, au poteau et à la transversale des buts… Sinon, le Chili ne méritait pas de perdre. Pas devant un tel Brésil qui avait du mal à s’affirmer, à s’imposer, malgré le soutien de tout un stade rempli comme un œuf pour lui. Qu’il est loin d’avoir l’étoffe d’un champion ce Brésil-là qui n’est en fait que dans le prolongement des trois matchs, à peine moyens, livrés au premier tour. Il gagnait sans impressionner. Avant-hier, il s’est contenté d’un nul et d’un passage en quarts par un concours de circonstances… Mais ça fait tout de même son affaire ! En attendant l’autre test qui l’attend face à la Colombie. Entre temps, ses probables futurs adversaires, l’Algérie ou les Français jouent, ce soir, respectivement, l’Allemagne et le Nigéria. A priori, l’incertitude plane sur l’avenir de tout le monde, même si les pronostics accordent naturellement leurs faveurs aux habitués. Mais c’est au terrain de trancher. Pour nous Algériens, jouer comme le Chili serait déjà une consécration. Et plus si affinité…

Djaffar Chilab.