Quel Ramadhan pour la couche défavorisée ?

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La couche défavorisée, dans la commune d’Ath Mansour, ne cesse de s’élargir avec la paupérisation ambiante. L’arrivée du mois de Ramadhan met au grand jour cette état de figure, avec ces dizaines de familles qui se voient obligées d’aller demander des aides que ce soit à l’APC ou aux particuliers, afin de faire face à des dépenses de plus en plus insupportables pour elles. Il n’est un secret pour personne, ici, à Ath Mansour, la majorité des ménages vivent dans des conditions difficiles, mais pour garder la dignité beaucoup d’entre eux préfèrent souffrir dans le silence que de tendre la main. Même si l’APC intervient pour juguler, un tant soit peu, cette paupérisation galopante avec les couffins de Ramadhan, il n’en demeure pas moins que cela reste insuffisant. Même des associations caritatives interviennent, à leur tour, pour apporter leur contribution, afin d’aider les familles et les personnes démunies. L’association de wilaya « Kafil el yatim », qui a ouvert une permanence à Bouaklane, dans la commune de M’Chedallah, et qui active pour toute la daïra en est un exemple. Cette association a lancé ces jours-ci, une action de charité en faveur des démunis. En effet, elle a procédé à l’installation de paniers dans plusieurs commerces de la localité d’Ath Mansour pour la collecte des denrées alimentaires, lesquels seront distribués durant le mois de Ramadhan aux familles démunies. Celles-ci sont nombreuses, surtout dans les localités reculées de la commune, comme Rodha et Azrou Kellal, où l’on compte le plus de démunis. Ces familles font du porte-à-porte durant le mois de Ramadhan. Le taux du chômage très élevé dans ces deux localités empire la situation davantage.

Y. Samir

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