Selon le porte-parole de l’UGCAA – Un million de quintaux de fruits et légumes gaspillés durant le Ramadhan

Les ménages gaspillent près d’un million de quintaux de fruits et légumes, durant le mois du Ramadhan, selon le porte-parole de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), El Hadj Tahar Boulenouar.

«Soixante 60% des dépenses des ménages sont consacrés aux produits alimentaires, durant le mois du ramadhan, notamment les fruits et les légumes. En effet, la consommation totale en fruits et légumes est estimée à 10 millions de quintaux, durant ce mois sacré dont un million est jeté dans les poubelles », a affirmé hier, El Hadj Tahar Boulenouar. La cause c’est la culture de stockage des produits alimentaires, notamment les légumes, à l’approche du mois du Ramadhan et durant la première semaine. En dépit des actions de sensibilisation et des assurances des autorités, cette pratique ne cesse de prendre de l’ampleur chez les ménages. En ce qui concerne la consommation des viandes rouge et blanche, l’interlocuteur a souligné que la demande augmente, durant le Ramadhan, atteignant les 120 000 tonnes. Quant à la flambée des prix des viandes, elle est expliquée, selon M. Belounouar, par le déficit au niveau de la production nationale qui est estimée à 30%. « L’insuffisance de l’offre est la première cause de la flambée des prix des viandes rouge et blanche », a-t-il expliqué. Le même responsable a tenu à souligner que le prix de la viande congelée ne dépassera pas les 400 DA, sachant que l’Etat en a importé 50 000 tonnes. Par ailleurs, le porte-parole de l’UGCAA a tenu à assurer que les prix des produits alimentaires, notamment les fruits et légumes, vont baisser, à partir de la deuxième semaine du mois du Ramadhan. « La surconsommation des citoyens est l’une des causes principales qui mène vers la flambée des prix », a noté M. Boulenouar, qui n’a pas manqué de rassurer également quant à la disponibilité des fruits et légumes. « Les agriculteurs ont donné des garanties aux mandataires sur l’approvisionnement du marché national en fruits et légumes, durant le mois du Ramadhan », a-t-il dit. Le même responsable a par ailleurs mis en cause l’insuffisance des marchés de proximité. « Il faudrait 1000 marchés de gros et de détail pour faire face à la manipulation des prix », a plaidé M. Boulenouar.

Samira Saïdj