Mohamed Bouzidi s’est éteint en France, mardi dernier, à l’âge de 84 ans. Cet artiste peinte de renommée mondiale, l’une des figures clefs de la peinture moderne algérienne, est né à Lakhdaria le 12 décembre 1929. Il a enseigné jusqu’en 1953 avant de se consacrer entièrement à l’art et à la peinture. Il a exposé ses œuvres dans les plus célèbres galeries du monde. Son talent est reconnu en Belgique, en France et aux Etats-Unis d’Amérique. Il a côtoyé d’éminents peintres et artistes, de renommée mondiale, à l’image de Chokri Msili ou encore Bachir Yeles. Entre autres chefs-d’œuvre réalisés par le défunt artiste, on citera plusieurs fresques, et sigles de grandes entreprises nationales. Il a aussi participé à la réalisation de nombreux décors d’émissions de télévision et de films. Il a eu à collaborer avec le réalisateur Ahmed Rachedi avec qui il a travaillée sur les décors du célèbre film « L’opium et bâton», une adaptation du célèbre roman éponyme de Mouloud Mammeri. L’artiste a également collaboré à la confection de plusieurs pièces de monnaies. Mais la plus célèbre de ses réalisations demeure incontestablement le sceau de la république algérienne. Un sceau, réalisé juste après l’indépendance et utilisée encore dans pratiquement tous les documents officiels. Il a été à plusieurs reprises récompensé pour ses travaux. En 1950, Il a reçu le grand prix de la peinture de Madrid, en Espagne. Avant sa disparition, l’artiste tenait un atelier de peinture à l’institut culturel algérien de France. Le corps du défunt a été rapatrié en Algérie, avant-hier samedi. Devant initialement être enterré dans sa ville natale de Lakhdaria, il a été décidé par instruction de la Présidence de la république, de transférer sa dépouille vers le cimetière d’El Allia d’Alger. Il y fut inhumé hier dimanche.
D. M
