Selon le ministre du Commerce, Amara Benyounès, l’absence de la grande distribution, notamment pour les produits de large consommation, est le principal problème du commerce en Algérie qui constitue une des sources de l’inflation.
Intervenant à l’issue d’une visite d’inspection à Alger et Blida en compagnie du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelouahab Nouri, le ministre du Commerce a souligné : « Le problème numéro un du commerce en Algérie est l’absence de la grande distribution. Il faut absolument que nous arrivions à l’organiser. » A cet effet, M. Benyounès a mis en avant la réalisation de beaucoup d’hypermarchés et de marchés de gros à travers le territoire national. « C’est avec les hypermarchés et les marchés de gros que nous pouvons réguler le marché du détail et aussi jouer sur l’inflation. La faiblesse de la grande distribution est l’une des sources de l’inflation dans notre pays », a-t-il indiqué. Concernant l’indisponibilité ces derniers jours, du lait en sachet d’un litre dans les magasins, le ministre du Commerce a reconnu qu’ « il y a quelques petits problèmes dans certains quartiers mais, en général, il y a une disponibilité satisfaisante du lait à travers tout le territoire national ». Selon M. Benyounès, le problème se pose peut-être dans le volume des quantités de lait en poudre fournies aux laiteries. « Ces quantités doivent être multipliées afin de permettre à ces unités de production de faire face aux besoins », a-t-il noté. Les deux ministres qui ont visité dans la matinée, le marché de gros de Bougara (Blida), ont souligné que les produits de large consommation sont disponibles en surplus dans les marchés et que les prix ont beaucoup baissé par rapport au début du mois sacré de Ramadhan. Les mêmes responsables ont reçu des assurances quant à la disponibilité de la poudre de lait en quantités suffisantes. M. Nouri a instruit les responsables de l’ONIL de faire le nécessaire pour que le marché soit régulièrement alimenté en lait. « Je ne veux plus entendre parler de crise de lait », a-t-il ordonné. Au port d’Alger, la délégation a reçu des explications sur le rôle de l’inspection vétérinaire dans le contrôle sanitaire des animaux, des produits animaux et d’origine animale, des produits de pêche et des médicaments vétérinaires d’importation ou d’exportation. « Tous les produits d’importations, notamment alimentaires, sont vigoureusement contrôlés au niveau du port d’Alger par les ministères du Commerce ou de l’Agricultures », dira M. Benyounès. Le bilan des six derniers mois, de cette inspection qui réclame un renfort en vétérinaires au port d’Alger, a fait état du refoulement de 166 tonnes de viande bovine congelée et de 26 tonnes de foie d’ovin congelé suite au non respect des prescriptions sanitaires en vigueur.
S. S.

