M’Chedallah : Depuis le premier jour du mois de carême – Les fourgons et les minibus désertent l’arrêt de la ville !

Depuis le début du mois de Ramadhan, le nombre de fourgons et autres minibus assurant la desserte des différentes localités de la daïra de M’Chedallah a baissé sensiblement. En effet, les voyageurs l’apprendront à leurs dépens lorsqu’ils ont constaté depuis le premier jour de Ramadhan, la diminution du nombre de fourgons qui font la navette entre le chef-lieu de daïra et les autres localités, telles que Chorfa, Tazmalt, Ath Mansour, Ahnif, Adjiba et bien d’autres. Comme nous l’avons constaté ces derniers jours, l’arrêt des fourgons attenant à l’hôpital de la ville de M’Chedallah se trouve presque vide, surtout à partir de midi! D’ailleurs, les usagers qui empruntent cet arrêt n’ont rien compris à cette nouvelle situation problématique, comme si les transporteurs ont pris leurs «congés» en prenant de court les voyageurs ! C’est un constat qui a dérouté entre autres, Ahmed, un père de famille, habitant Taourirt, lequel dira à cet effet : «C’est vraiment ahurissant que d’assister à une véritable désertion de cet arrêt par les transporteurs! Je ne sais pas trop comment faire durant ce mois de Ramadhan pour faire la navette entre Ath Mansour et M’Chedallah pour subvenir à mes besoins ?» se demande-t-il. Ahmed n’est, malheureusement, pas le seul qui pâtit de cette situation, car des centaines d’autres usagers, qui transitent quotidiennement par cet arrêt, semblable à une ruche, souffrent également le martyr, surtout lorsque le soleil atteint le zénith. Les voyageurs font le poireau pendant plus d’une heure de temps à attendre un hypothétique fourgon. L’abribus qui se trouve dans cet arrêt ne peut, à lui seul, contenir tous les voyageurs qui attendent l’arrivée ou le démarrage des fourgons, sous un soleil de plomb. Pour tenter de savoir à quoi incombe cette chute du nombre de fourgons qui desservent cet arrêt, un transporteur de Chorfa nous expliquera en ces termes : «C’est vraiment dure de travailler durant le mois de Ramadhan. Avant, j’effectuais huit navettes par jour. Mais avec l’arrivée du mois de Ramadhan je n’effectue que quatre navettes. Le manque de voyageurs est à mettre, aussi, à l’actif de la diminution des fourgons. »

Y. Samir