Ali Irsane, la star incontestable de la chanson rythmée des années 80 et 90, se produira le 09 juillet prochain à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.
L’artiste à qui l’on doit ‘’Ariha Lanbar’’, un titre incontournable et intemporelle, un must dans les différentes fêtes notamment les mariages et les circoncisions, retrouvera son public après 10 ans d’absence. A cette occasion, il a bien voulu répondre à nos questions.
La Dépêche de Kabylie : Vous allez vous produire à Tizi-Ouzou, le 9 juillet prochain pour la première fois depuis la sortie de votre nouvel album ‘’Anidakoun Ayihviven’’, le 26 mars dernier ?
Ali Irsane : Avant tout propos, je tiens à profiter de cette occasion qui m’est donnée pour rendre un grand hommage à ma défunte mère, décédé tout récemment. Les 40 jours de sa disparition ont eu lieu hier (jeudi NDLR). Vous savez, c’est grâce à elle que je suis venu au monde du spectacle.
C’était une artiste, une potière. Elle faisait de somptueux motifs berbères sur des poteries magnifiquement réalisées. Elle jouait également du bendir dans les fêtes familiales. Pour en revenir à votre question, en effet, c’est la première date de concert après la sortie de ce nouvel opus que j’ai intitulé «Anidakoun Ayihviven» qui comprend dix chansons et qui est sorti aux éditions Izem que je salue au passage. D’autres dates de concerts sont également dans mon agenda, durant ce mois de Ramadhan et après, si Dieu le veut.
Pourrions-nous connaître ces dates ?
J’animerai un spectacle au niveau du centre culturel d’Azazga ainsi qu’à Aïn El Hammam. Plusieurs autres dates sont également prévues, à travers les différentes localités de la wilaya, toujours avec la direction de la culture de Tizi-Ouzou. A partir du 12 juillet, je serai notamment à Bejaïa et Bouira, mais à l’heure actuelle les dates ne sont pas encore confirmées. Des concerts sont également dans mon calendrier à la salle El Mougar d’Alger et à Tizi-Ouzou pour la promotion de mon nouvel album. Je viens d’avoir la confirmation de l’Office national de la culture et de l’information (ONCI) que je remercie au passage pour des dates de concerts prévus pour le mois d’août. Par ailleurs, j’animerai plusieurs fêtes de mariages entre la Kabylie et Alger.
Et avez-vous des dates à l’étranger ?
Des spectacles sont prévus, après les vacances, au cabaret sauvage et dans le nord de la France. Vous savez, même si j’ai été absent de la scène algérienne durant pratiquement dix année, pour les raisons que tout le monde connaît, c’était une période très dure pour tous les artistes, j’ai beaucoup travaillé à l’étrange, surtout en France, notamment avec les associations. Je n’ai jamais arrêté la scène.
Vos chansons ont toujours le vent en poupe, «Ariha Lanbar», «Dhamarbouh ou barnousik»…quelles sont vos influences musicales ?
Comme tout le monde le sait, je puise mon inspiration dans la musique traditionnelle et le folklore kabyle. Le patrimoine kabyle a toujours été une grande source d’inspiration pour moi. A titre d’exemple, la chanson ‘’Aouid Afusik’’, sortie en 1987 et qui a rencontré un grand succès, c’est ma grand-mère qui m’a donné l’idée de faire de cet «Achouik» une chanson…
Quels sont vos projets ?
Je projette de faire un clip, prochainement, pour mon nouvel album ‘’Anidakoun Ayihviven’’. J’ai également l’intention de mener à bien mes différents spectacles pour sa promotion…
Pourriez-vous nous dire, pour conclure, ce que vous pensez du nouveau statut de l’artiste ?
C’est une bonne chose. Il était vraiment temps ! Les artistes algériens ont beaucoup souffert, notamment durant la décennie noire quand il ne fut pas facile de dire je suis un artiste !
Karima Talis

