Les aménagements des pistes agricoles retardés

l A pareille époque, les pistes agricoles permettant aux agriculteurs de se rendre aux champs en moyens carrossables pour la cueillette des olives ont déjà reçu les aménagements qu’il faut : les caniveaux et les ouvrages d’art bien nettoyés, et les chaussées arasées des ravinements et des saillies provoqués par les pluies et les chutes de neige de l’année précédentes. Mais le paradoxe, les autorités locales n’inscrivent pas les aménagements de ces pistes comme une priorité malgré les doléances insistantes des agriculteurs qui font d’elles, à chaque arrivée de la campagne de la cueillette des olives, leur cheval de bataille ; car, l’ère de l’usage du mulet est presque révolue et rares sont les fellahs qui utilisent encore ce moyen traditionnel de transport. Ceci étant, cette année, la période propice pour les aménagements de ces pistes a coïncidé avec la campagne électorale qui a bercé tout son beau monde. Les agriculteurs, comme les autorités locales, semblent préoccupés beaucoup plus par un scrutin dont dépendait la redynamisation de l’ensemble des activités de la commune. Pour certains agriculteurs, ce laisser-aller du nettoiement des pistes agricoles serait dû vraisemblablement aux faibles productions d’olives constatées dans les champs. Ce qui a fait que chacun tente d’utiliser les moyens conjoncturels collectifs, comme les tracteurs qui sillonnent ces pistes et collectent les productions moyennant un payement ou l’usage de l’emprunt d’un mulet pour le transport des faibles quantités.

L. Beddar