Finalement, passées les surprises de départ, le Mondial a bien repris le chemin de la logique et de la raison. Les demi-finales telles qu’elles se présentent étaient en effet les plus attendues. Le Brésil, l’Allemagne, l’Argentine et la Hollande formaient le quatuor tout désigné dès le lendemain du premier tour. Et les quatre n’ont pas failli, même si ça été assez dur pour le Brésil et la Colombie, et un peu plus compliqué pour les Oranje devant le surprenant Costa-Rica. N’empêche qu’au bout, les favoris répondent désormais tous présents à ce dernier carré de rêve. Dommage juste, pour la Seleçao, que Neymar ne soit plus là. Un handicap qui pèsera certainement sur l’équipe, elle qui ne sait jouer qu’au rythme de son Neymar. Désormais le grand défi pour le groupe est de montrer qu’il sait aussi se débrouiller en collectif… Ceci est dans ses cordes mais ça risque de s’avérer difficile face à la machine allemande. Le stade sera certainement tout en jaune, le Brésil jouera à douze, y aura plus d’envie. Normal quand on est si près du but. Mais en face, c’est l’Allemagne qui en veut autant, si ce n’est plus. Et ça chamboule tout ! Vraiment difficile de dire que ça va se passer comme ça ! Le vent peut souffler d’un côté comme de l’autre. Mais, si on ne devait penser qu’aux capacités dont a fait preuve, jusque-là chacun, c’est sûr que c’est Müller qui l’emportera devant l’invisible Fred. Mais sait-on jamais, si le Brésil venait à refaire durant ce match sa première mi-temps contre la Colombie, il n’est pas certain que l’issue sera à 100% allemande. Dans l’autre demi-finale, l’Argentine ne devrait pas être aussi sûre d’elle-même devant la Hollande. L’incertitude qui plane sur Di Maria, sorti lui aussi blessé lors du quart de son équipe, donne des soucis à Messi qui voit ainsi son lieutenant rendre les armes. Heureusement que Higuain s’est réveillé au bon moment, avant-hier, face aux… Diables. Il a permis à l’Albiceleste de continuer sur la lancée de ses succès, modestes certes, mais qui lui permettent à chaque fois de franchir une marche supplémentaire dans cette montée vers le sacre. C’est déjà ça en soi, car cela fait quand même 24 ans que l’Argentine n’a pas accédé à ce niveau de la compétition. La dernière fois remonte à l’ère de Diego Maradona, en 1990. Ce dernier avait réussi à mener son équipe jusqu’au bout, en finale. Messi aura-t-il la même réussite pour conduire l’Argentine à bon port ? Le passage est normalement toléré : Le feu d’en face est…Orange.
Djaffar Chilab.
