La mendicité dans notre société est une réalité amère.
Celle-ci est observable surtout pendant les occasions religieuses, durant lesquelles les mendiants se manifestent en grand nombre dans les rues pour faire la manche et percevoir l’aumône des âmes charitables. Comme c’est le mois de Ramadhan, les besoins en produits alimentaires augmentent significativement, ce qui fait que les personnes qui sont dans le besoin saisissent l’occasion pour apitoyer les mieux nantis, afin qu’ils leurs viennent en aide. A chaque mois de Ramadhan, ce phénomène de la mendicité est observé dans les rues de la ville de Tazmalt, à l’instar des autres villes de la wilaya de Béjaïa. Les mendiants assis dans un coin ou sillonnant les artères de cette ville, font la manche en harcelant presque les passants. On les trouve, généralement, devant l’agence postale, devant les mosquées, à proximité de l’administration publique ou tout simplement sur les trottoirs. Les quémandeurs supplient les gens de leurs remettre un peu d’argent pour garnir un tant soit peu leurs maïdas du f’tour. Toutefois, nous avons constaté que le nombre de ces mendiants a réellement augmenté ces dernières années, preuve en est que la paupérisation dans notre société va crescendo! Ces personnes démunies, qui sont pour la plupart des femmes en difficulté peuvent, durant tout ce mois de Ramadhan, compter sur cette solidarité ramadhanèsque des particuliers et les restos Rahma ouverts dans cette ville, pour passer un Ramadhan à l’abri du besoin. La piété et le devoir de l’entraide que véhicule ce mois sacré implique que les gens se solidarisent avec les démunis. Malheureusement, après le mois de Ramadhan tout cet élan de solidarité tombe en désuétude et les pauvres reviennent à leur vie de misère. Toutefois, selon les plus avertis, tous ceux qui quémandent ne sont pas dans le besoin. Il existe parmi eux des personnes qui profitent de ce mois de générosité pour « dépouiller » les âmes charitables en exploitant leur crédulité.
Syphax Y.

